Mon. Xav., p
2. François écrivait (loc. cit.) : « Pelas muitas prégaçôes que Paulo prégou a seus parentes, se fizerâo perto de cem xpâos. » A prendre ce texte à la lettre, il ne s'agit que des conversions faites par Yajiro dans sa parenté. Faut-il supposer que François se tait sur son œuvre à lui ? Nous croyons plutôt qu'il attribue à son néophyte tout le bien qui s'est fait à Cangoxima. C'est ainsi que l'entend Polanco (t. II, p. 138). Maffei, Charlevoix, Solier, Pages admettent ce chiffre minime. Il est confirmé par le P. Frois écrivant sur les notes du F. Fernandez : il parledel50 baptêmes. En 1562, leF. Louis d'Almeida trouva à Cangoxima 200 chrétiens. 11 est vrai, l'annaliste de Macao (Gros, p. 95) croit qu'il y en eut 800, mais, c'est sur la foi de Mendez Pinto (cf. Tursellini, 1. IV, ch. 5). LeP. Alcaçova, en 1554, donne le chiffre de 500 : mais, de sa lettre, nous n'avons que des traductions (Avisi, 1.J58, p. 180; AcosTA, De rébus Fndicis, Naples, 1571, fol. 95; Epist. Japonicae, Louvain, 1570, p. 80). Or, rien n'est plus sujet à erreur de la part des copistes que les chiffres. Par exemple, dans les lettres de Xavier, là où l'original, portant encore la signature autographe du saint, dit « cem xpâos », une copie abrégée enregistre « cerca de 600 xpianos » [Mon. Aar'., p. 659j.