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démon à^forme humaine ^ » A ses sermons ils opposèrent les leurs 2.
Dans le public, on racontait de Xavier des faits extraordinaires. Il avait, à distance, rappelé à la vie une enfant qu'on disait morte 3. Un lépreux^, qui vivait à l'écart, l'avait prié de venir le guérir : Xavier, trop occupé ailleurs, avait envoyé un de ses compagnons. Trois fois celui-ci avait demandé à l'infirme s'il voulait être chrétien, Sur la réponse affirmative, il avait fait le signe de la croix et la lèpre avait disparu, a Sorcelleries ! «disaient les bonzes^. Mais cette réplique ne suffisant pas à désabuser le peuple, ils contèrent que les missionnaires se nourrissaient de chair humaine; et, la nuit, des inconnus jetaient devant la porte des chiffons ensanglantés^. A ce coup, un revirement se fit. Les hostilités éclatèrent. Les étrangers furentbloqués dans leur maison. S'ils s'aventuraient au dehors, pluie d'injures et grêle de pierres. Pendant leur sommeilles projectiles défonçaient portes et fenêtres^.
Tout n'allait pas cependant au gré des meneurs. Le gouverneur de la ville, sachant que le daimyô protégeait Xavier, résistait à cette brutale pression. L'on s'adressa plus haut. Les bonzes, au nom des divinités outragées, sommèrent le prince d'expulser les missionnaires^.