Cros, p. 102 et 107; cf. p
que les bonzes font et nous permettent. » D'autres criaient : « Deos^ Deos.Deos ! » C'est le mot que Xavier, voulant éviter les expressions équivoques en usage dans les sectes japonaises, employait pour désigner la Divinité. Il le répétait souvent à trois reprises pour l'imprimer dans les oreilles et dansles esprits ; et la populace de l'imiter. Longtemps encore après, ce mot portugais était T'insulte qu'on jetait aux missionnaires ^
L'audience fit beaucoup de bruit. Xavier laissa l'efFervescence tomber. C'est pour cela sans doute, et pour n'avoir pas l'air de fuir devant l'orage, qu'il resta deux mois à Yamaguchi. A sa demande de liberté, le daimyô n'avait pas répondu. Mais enfin aucun décret ne venait officiellement contrecarrer sa prédication. Il la continua donc. Deux fois le jour 2, il s'en allait avec Fernandez aux carrefours, partout où la multitude affluait, « de sorte, dit le Frère, qu'il ne demeura pas, en une si grande ville, un croisement de rue, où, rencontrant du monde, nous n'eussions prêché^ ». Quant aux fruits obtenus, ils furent à peu près nuls. Enfin, voyant qu'il perdait son temps, Xavier reprit le chemin de Miyako'.