III. — De Yamaguchi à Mlyako
A vol d'oiseau, il y avait à peu près quatre cents kilomètres à franchir, par un pays inconnu. Deux voies s'offraient : on pouvait s'embarquer sur une jonque, traverser de l'ouest à l'est la mer intérieure jusqu'à Sakai, et, de là, gagner Miyako, ou prendre la voie de terre. La première route était plus rapide et plus sûre. Cette miniature de Méditerranée, qui ne s'ouvre sur les océans que par trois ou quatre pertuis étroits, était une sorte de grand lac. Nos voyageurs, pour commencer, choisirent cependant l'autre itinéraire : c'était « afin d'étudier le pays et d'y semer plus utilement l'Evangile ». Ils partirent huit jours avant Noël^.