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la grande ville idolâtre qui, plus que toute autre, avait été pour lui la ville des déceptions, et, très ému, songeant à l'intense vie païenne qui s'agitait sous cette immense nappe de toitures noires, il n'en pouvait détacher les yeux, et il répétait : « In exitu Israël de Egypto... os habent et non loquentui\ aures habenl et non allaient^. » Lui fut-il donné d'entrevoir l'avenir? Miyako, douze ans après, ouvert à l'Evangile, peuplé de chrétiens, et ayant son église dédiée à Notre-Dame comme il avait rêvé 2.
Le retour fut aussi rude, plus rude peut-être encore que l'aller. On était en février, le froid atteignait son maximum et il fallait naviguer, immobile, au fond d'une barque. François ne perdait cependant aucune occasion de parler de Dieu et de faire quelque bien. Jean Fernandez nous le montre, du peu d'argent qu'il portait, achetant des fruits dans les auberges, les mettant dans ses manches ou sur sa poitrine et s'en servant pour attirer les enfants. Il leur donnait un fruit et sa bénédiction. Parfois de braves gens, séduits sans doute par son air de bonté, venaient à lui, et lui parlaient de leurs infirmités et de celles de leurs enfants. 11 leur écrivait un Évangile et leur disait: « Portez-le sur la poitrine et vous serez guéris'^. »
Arrivés à Sakai, nos voyageurs trouvèrent une jonque à destination de Firando. Ils y montèrent et, dans le courant de février, ils étaient de retour auprès du Père Cosme de Torrès^.