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lait être l'avenir? « Si les choses s'apaisent, écrivait le Père, nous parlerons aux seigneurs pour que l'on confirme les concessions du roi défunt. Si l'on refuse, je me retirerai chez Thomas (son hôte de Firando) jusqu'à ce qu'il y ait un nouveau roi. Après quoi, si l'on nous interdit de prêcher en public, nous prêcherons en secret, et je crois qu'il se fera quand même des chrétiens *. »
L'attente ne fut pas longue. Les conjurés vainqueurs semblaient embarrassés de leur facile triomphe. Leur chef aurait pu s'emparer du pouvoir; il jugea plus prudent d'aller demander ailleurs le daimyô dont on avait besoin. Il s'adressa au Bungo. Le frère de Yoshishige, nommé Haruhide, était neveu du daimyô défunt. La place vacante lui fut offerte, et il accepta. 11 prit le nom de Ohochi-Yoshinaga. L'affaire n'alla pas sans difficultés. La noblesse fut loin de se réunir en masse autour du nouveau maître. Six ans plus tard, une autre révolution éclatera; la ville disparaîtra dans un immense incendie et Yoshinaga mourra clans une bataille (L556).
Pour le moment, les missionnaires ne virent que les avantages de la situation nouvelle. Le daimyô de Bungo promettait que son frère protégerait le christianisme ; celui-ci s'engageait formellement à laisser toute liberté. En fait, un an après, il renouvelait officiellement les autorisations et donations de son prédécesseur^.
2. L'annalisto de Macao donne le résumé de deux décrets (Gros, p. l'iO). Le premier est sans date ; « Jo suis content et donne licence, que, dans cette ville de Yamaguchi et dans ious mes royaumes et seigneuries, se puisse enseigner et prêcher la loi de Deos et que, librement, ceux qui le voudront faire, la puissent embrasser. Défense est faite à tous mes vassaux, sous de graves peines, d'empêcher ni molester aucun des Pères qui prêcheront la loi de Deos. »
L'autre, cession d'une pagode, est daté do la 21» année de 1 ère Tembun, 28 de !:< 8"^ lune (IG septembre 1552). C'est donc l'édit, non de Yoshiîaka (1551) mais celui de son successeur Yoshinaga. Une copie en fut envoyée à Lisbonne par le Père Vileîa 1 1557), et reproduite dans les Carias ^ful. clxj-clxiij), à cette erreur près qu'on disposa liorizontalemcnt les files de caractères au lieu de les mettre en colonnes verticales (reproduction dans Dulplage, C/'ti istiaaisme au Japon. 1, p. 35-o6).Le Père Vilela y avait ajouté une traduction un peu large qui fut reprise par M. Satow en 1879 (Transactions of ihe Asiatic .b'j' ol'Japan, t. VU, p. 14(.)). Le décret disait :
« En ce qui concerne le L'aidanzhi (monastère de la grande routol, à Yamaguchi, Agata, département da Yoshiki, province do Suwô; cette place atteste que j'ai donné permission aux prêtres venus en ce pays des régions d'occident, conformément à leur requête et désir, de fonder et ériger un monastère et une maison pour développer la loi de Butsu, 28' jour de la &' lune de la 21' an:iée de l'ère de Tembun. »
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