‹ Saint François XavierChapitre 610 sur 820 · Bartom, ibid., n. ^8 et · texte numérisé non relu

Bartom, ibid., n. ^8 et

'À. Lettres du Père Vilela, citées dans Delplace, I, p. 172, 173.

4. Gros, II, p. 167. Le Malabar Amador et le Chinois .Manuel rostaient avec Cosnie de Terres.

expliquer dans les lettres qui bientôt porteront à ses frères d'Europe le récit de ses labeurs. « Travailler, dira-t-il, au milieu d'une race intelligente et curieuse des choses du salut m'a grandement consolé. A voir les convertis si joyeux, et les idolâtres vaincus, je ne sentais plus ma fatigue corporelle... Que je voudrais communiquer aux universités d'Europe, non seulement le récit de mes joies, mais quelque chose de ces joies mêmes et des consolations que le Dieu miséricordieux nous donnait. Je suis persuadé que beaucoup de savantes gens voudraient employer leurs talents à la conversion des infidèles. Après avoir eu l'expérience du goût intérieur que Ton trouve en ces travaux, après avoir vu quelles dispositions il y a au Japon pour l'Evangile, nombre de docteurs laisseraient là leurs études ; chanoines et autres prélats abandonneraient rentes et dignités pour venir au Japon chercher de plus solides consolations ^ » Mais il s'est trop laissé aller au charme de ses souvenirs. « Excusez-moi, dit-il; du Japon, j'aurais tant à dire que je ne saurais m'arrêter. Ma lettre est longue, et, je le crains^ elle va vous ennuyer. Je termine... sans pouvoir terminer. C'est que j'écris à mes Pères et Frères si chéris, si aimés et je leur parle de mes si grands amis les chrétiens du Japon ^. »

S'il les a quittés, sa pensée vit encore au milieu d'eux, et sa préoccupation maintenant c'est de leur procurer de dignes apôtres.

Il voudrait des hommes soigneusement triés par Ignace en personne. C'est l'élite des missionnaires qu'il lui faut. Les besoins ne sont pas les mêmes aux Indes et au Japon.

« Au Japou, les Pères devront aller dans les universités, parce que les séculiers, là-bas, quand on leur reproche leurs erreurs, répliquent que, eux aussi, ont leurs écoles et leurs savants. Ils y seront très persécutés, parce qu'il leur faudra combattre toutes les sectes, dévoiler par quelles fourberies les bonzes tirent l'argent du peuple, montrer qu'ils ne peuvent sauver les âmes de l'enfer, attaquer leurs mœurs. Ces moines ne prendront pas la chose en patience... et la persécution ira plus loin qu'on ne pense. »

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