II. — Malacca (décembre
En débarquant, François trouva une ville désolée. A maintes reprises, il lui avait prédit que ses péchés lui attireraient de rudes épreuves. Or, cette année-là, l'épreuve était venue terrible.
Nous nous rappelons ce sultan de Bintang, qui, en 1547, lors de l'expédition contre les Atchénois, avait cherché à tenter un coup de main sur la forteresse désemparée. 11 avait dû se retirer : mais c'était partie remise. Quatre ans plus tard, il coalisait tous les roitelets des environs, et, le 3 juillet 1551, il apparaissait devant Malacca avec une flotte et une armée, dix mille hommes, dit-on, et deux cents gros et petits navires. Le siège dura jusqu'au milieu d'octobre. La ville indigène fut d'abord occupée, puis la ville portugaise prise, pillée, brûlée. Un tiers de la
du saint, si le texte, emprunté à Pinto, était au-dessus de tout soupçon. 11 demandait ■<( toda a mais certeza da paz et da quietaçào de Malaca ».
Sur l'endroit où eut lieu cette prophétie, les témoins auriculaires ne s'accordent pas; plusieurs la mettent en Chine (G. Lopez, Process. i55C, Goa, n, i ; Jérôme Fereira, ibid., n. 28; cf. Vaugnano, p. 142).