‹ Saint François XavierChapitre 633 sur 820 · Ibid., p. 143-144; t. VI, p · texte numérisé non relu

Ibid., p. 143-144; t. VI, p

3. Voici les pièces dont nous donnons ci-dessous la substance ; — résumé d'une lettre de 1549 [Sel. Ind. Ep., p. 77 et 120);— 10 déc. 1549 (Dlc Ai'isi, 1558, fol. t, 21; Ep, Indicae, 1566, p. 27, 94; Ep. Indicae et Japonicae, p. 17, 61; Polanco, II, p. 157);

— 24 nov. 1558 [Div. Avisi, 21, 32; Ep. Indicae, 95, 130; Ep. Ind. et Jap., p. 62, 85);

— 20 déc. 1551 (DtV. Afisi, fol. 118, 119).

4. A. W. Stiffe, The island of HormuZy Geographical Magazine^ 1874, 1. 1, p. 12;

— Palgrave, Central and Eastern Arabia, ch. xiii ; — Reclus, t. IX, p. 276.

Parsis adorateurs du feu, Turcs, Arabes, chrétiens d'Arménie et d'Élhiopie, sans parler, hélas! des apostats italiens, grecs et russes. Enfin un millier de Portugais, avec leur garnison et leur clergé*.

Barzée y arrivait en missionnaire, mais aussi en visiteur épiscopal. Il s'était imposé pour règle d'imiter en tout son mailre le Père François, Donc, aussitôt débarqué, malgré l'accueil respectueux que le clergé avait préparé au délégué de l'évéque, il se mit à genoux devant le vicaire, et prit logis à l'hôpital dans une hutte en torchis^. Immédiatement il se mit à l'œuvre, et la ville d'Ormuz eut le spectacle nouveau d'un prêtre qui prêchait. 11 y fallait du courage, en un pays où les Portugais ne pouvaient vivre que plongés des journées entières dans leurs baignoires 3.

Les serinons eurent tout de suite le succès que Barzée souhaitait : on y éclatait facilement en sanglots, mais, ce qui valait mieux, l'on se confessait. Or, pour ces marchands, c'était chose compliquée : restitutions à faire, relations à rompre, réconciliations à opérer. En six mois, Barzée entendit 700 confessions générales : il y fit de tristes constatations : « C'est à en pleurer jour et nuit », disait-il. Promiscuité complète entre chrétiens et infidèles, unions avec des musulmanes, les filles suivant la religion de leur mère, concubinage, polygamie, et le reste, le tout au grand soleil. Puis les apostasies, les marchands se faisant mahométans pour voyager sans entraves. Enfin l'usure*.

Avant d'engager le combat, le Père Gaspard s'enferma dans l'apostolat de l'hôpital et de la prison. Il organisa les catéchismes, suivant pas à pas son maître Xavier. Les rues d'Ormuz, comme celles de Goa, entendirent la clochette qui appelait à la « doctrine », et virent passer les files d'enfants chantant les cantiques. Les adultes affluèrent à l'église pour assister aux exercices^. Bientôt dans la ville, hier indifférente, tout le monde

1. Sel. Ind. Ep., p. 78; — Polanco, III, p. 481 ; IV, p. 665. On comptait 600 hommes de garnison, et de 800 à 1.000 Portugais, ordinairement mariés à des femmes indigènes.

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