‹ Saint François XavierChapitre 642 sur 820 · SousA, t. I, p · texte numérisé non relu

SousA, t. I, p

4. Do CouTO, Dec. VI, 1. VIII, ch. 5, p. 92. 6. Lucena, 1. VII, n. 19, p. 543.

En toute cette affaire, le recteur de Goa avait montré plus de zèle que de discernement; mais, s'il s'était trompé, il s'était trompé avec beaucoup d'autres. Malheureusement les fautes personnelles ne se firent pas attendre.

Le partage de l'autorité entre Paul de Gamerino et lui n'était pas pour durer: il devait cesserdès l'automne, quand arriverait d'Europe le supérieur réclamé par Xavier. L'année 1549 passa, aucun missionnaire ne parut et le provisoire se trouva prolongé d'une année. En septembre 1550, personne encore ne vint de Portugal. Mais, de Rome, arrivèrent quelques lettres importantes. L'une constituait Xavier provincial^. Une autre, relative aux privilèges de la Compagnie, contenait cette clause : « S'il vous arrive (saint Ignace parlait au Père François) de vous trouver très loin de Goa, celui de nos frères qui sera alors recteur de ce collège aura mêmes pouvoirs et même autorité que celle concédée parces lettres patentes, vous restant libre cependant de restreindre ou même de supprimer complètement cette autorité^. »

Alors une délicate question de droit se posa, dont Lancilotti écrivait à saint Ignace : «Votre Paternité a communiqué ses pouvoirs à Maître François, et, en son absence, au recteur du collège. Là-dessus, on s'est demandé si le supérieur seraitAntoine Gomez, lequel n'a d'autorité que sur les Pères et Frères de la Compagnie récemment gagnés par lui in Domino^ ou bien Paul de Gamerino, qui, de par Maître François, est le réel supérieur de tous les Pères. En rigueur, la lettre estpour Antoine Gomez : c'est bien aussi son avis à lui. Les autres affirment que vous n'avez pas l'intention de détruire ce qu'a réglé Maître François, mais de le confirmer. En conséquence, Antoine conservera le dépôt des privilèges 3, mais tous obéiront à Maître Paul jusqu'à ce que Maître François sache ce qui en est. Que Votre Paternité reste bien persuadée qu'en tout ceci personne ne prétend aller

Page 1