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l'iNDE pendant l'absence de FRANÇOIS 271
le joug et eux aussi s'en allaient ^ Un beau jour, il n'y eut plus au collège un seul indien 2. Ni Tévêque ni les fondateurs n'avaient été consultés. Ils essayèrent de faire revenir Gomez sur sa décision : peine perdue 3.
Sur ces entrefaites, arriva le nouveau vice-roi Alphonse de Noronha. Il fut mis immédiatement au courant de l'affaire. « Je fis donc venir Antoine Gomez et les Pères de Goa, écrit-il, et leur demandai pourquoi ils avaient ainsi, d'un seul coup, détruit le collège, un établissement dont on parlait dans le monde entier, et que le roi avait tant à cœur, et cela, sans demander ni au roi, ni à moi, notre consentement. Il me répondit qu'on n'y faisait aucun bien. La raison me parut faible. Car si, dans ce collège, on ne faisait aucun bien, encore moins en font ceux qui vont travailler au dehors, et c'est du temps perdu que de chercher à faire de nouveaux chétiens. 11 y avait des élèves qui se conduisaient mal, il fallait les chasser et en prendre de bons à la place. Il y a aussi des désordres chez les religieux, ce n'est pas une raison pour détruire la vie religieuse. L'argent donné par Son Altesse pour cette œuvre-là ne peut, sans son consentement, être appliqué à une autre. Aussi lui ordonnai-je en mon nom et en votre nom, — le vice-roi écrivait à Simon Rodriguez, — d'avoir à repeupler immédiatement le collège d'enfants indigènes, de leur enseigner la lecture, l'écriture, le latin. Pour éviter les inconvénients dont il avait parlé, ces enfants n'auraient pas plus de quinze ans. Il laisserait partir ceux qui ne voudraient pas rester. Ils feraient déjà assez de bien en apprenant à leurs parents ce qu'on leur aurait enseigné ici. Mais aussitôt on les remplacerait par d'autres. Et ainsi, il y aurait toujours au collège le nombre voulu d'élèves... Tout le monde approuva, et la chose fut immédiatement mise à exécution. Les missionnaires du Comorin envoyèrent 13 enfants; il en vint d'autres de Baçaim et de Cochin. Et les Pères me disent que, lorsque je rentrerai à Goa, j'y trouverai dans les quarante élèves^. » Gela se passait dans les derniers mois de 1550.