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II. — Mesures d'administration

Ce que Xavier fit à Goa, pour les âmes, durant son dernier séjour, les lettres contemporaines ont négligé de nous le dire, sans doute parce que c'était toujours la même série de bonnes œuvres. Nous savons mieux ce qui se passa au collège.

Sous l'œil du serviteur de Dieu, la communauté, longtemps à la gêne, semblait se dilater. Louis Frois écrivait : « C'est notre opinion à tous, la conviction intime de chacun, qu'il y a, dans le Père Maître François, un tel assemblage de vertus, une telle sagesse dans l'action, un si grand zèle pour que Dieu soit servi, glorifié et honoré, par cette « Compagnie de l'invocation de son saint nom », que personne d'entre nous ne conçoit ou n'ordonne rien pour son progrès et sa conservation que la divine Providence ne le lui révèle, et qu'il ne Tait longuement médité en son cœur^. »

Le Provincial se mit donc à son travail de réparation et de prévoyance. Déjà les affaires de Cochin étaient réglées, au moins provisoirement, et les mauvaises impressions effacées. Tous les novices reçus « à l'œil », par Antoine Gomez, — l'expression est du Père de Sousa, — furent congédiés^. Dans l'église du collège, le chant fut rétabli. Les jeunes Portugais qui avaient remplacé les indigènes au séminaire, remerciés jusqu'au dernier. Par ailleurs, comme l'idée de Gomez, d'avoir une maison d'éducation pour la jeunesse portugaise, était bonne, François, sur les instances du Père Barzée, l'accepta. Le vice-roi pourvut aux premiers frais. A la fin de 1552, Sainte- Foi comprenait, outre le séminaire indigène, un collège de soixante-douze Européens. Une troisième catégorie d'enfants s'adjoignit bientôt à eux; cent petits Indiens, qui apprenaient,

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