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outre la doctrine chrétienne, à lire et à écrire et qui devaient ensuite, leurs trois ans de formation achevés, servir d'auxiliaires aux missionnaires : sorte d'école de catéchistes ^ A toutes ces œuvres, déjà Paul de Gamerino avait ajouté un hospice indigène : il ne tarda pas à le compléter par un vaste catéchuménat^.
Restait une tâche beaucoup plus délicate. Dès son arrivée à Gochin, après avoir congédié de la Compagnie deux missionnaires, François avait écrit à Paul de Gamerino que sans doute il y aurait d'autres exécutions à faire 3. Des scandales avaient eu lieu, très graves à son avis ; une punition s'imposait. En somme que reprochait-il au Père Gomez? Sa faute, nous dit Valignano, avait été, « d'avoir eu en lui-même et en ses talents une confiance exagérée, de s'être arrogé un crédit excessif auprès du vice-roi, de la noblesse et du public. Il lui semblait que le Père Micer Paul, laissé pour supérieur dans l'Inde, excédait en simplicité et humilité. Alors il se mit à user de son autorité et crédit, de telle sorte qu'il en vint peu à peu à perdre tout respect pour le Père Micer Paul, se comportant avec lui comme un supérieur avec son subordonné.Micer Paul, humble et timide, voulant éviter les conflits, le laissa faire à sa guise, et se renferma dans son hôpital, se contentant de servir et de soigner ses malades pauvres. De la sorte le Père Antoine Gomez non seulement gouvernait à sa façon le collège de Goa, mais il faisait etdécidait ce qu'il voulait dans les autres résidences^ ».
Ainsi, manque d'obéissance, empiétements, ambition trop humaine, par-dessustout dédain mal dissimulé pour Paul de Gamerino, tout cela exigeait une intervention énergique de l'autorité. Mais, disons-le, en toute cette affaire, bien des détails nous manquent pour apprécier à leur juste valeur les sévérités du Provincial. Chroniqueurs et biographes d'autrefois, écrivant surtout pour édifier, ne nous donnent qu'une idée sommaire des faits. Impossible à l'historien d'aujourd'hui de refaire pour son compte le procès de l'accusé. A Rome même, dans l'entourage de saint Ignace, d'aucuns déclaraient ne pas voir pour