I. — Dernières dispositions
Le moment approchait où François Xavier, une fois de plus, allait quitter les Indes. Le vice-roi avait approuvé l'idée d'une ambassade en Chine, et Diogo Pereira en était officiellement chargé. Les agents de ce dernier avaient mis en vente la cargaison de soieries et de musc destinée à couvrir les frais du voyage. On était dans les premiers jours d'avril : le départ n'était plus qu'une affaire de jours. Deux points restaient à régler. Qui serait vice-provincial et recteur du collège en l'absence de Maître François? Qui partirait avec lui pour l'Extrême-Orient?
Depuis plus de deux ans, les Pères Barzée, Gago et Dominique Garvalho avaient été choisis pour le Japon '. Mais Carva- Iho se mourait de consomption : le 3 avril, il expirait entre les bras du saint*. Gago était maintenant désigné pour accompagner Xavier : il avait même déjà commencé à apprendre le chinois avec un élève du séminaire, Antoine, lequel devait servir d'interprète aux missionnaires^.Le Frère Alvaro Fereira étudiait à la fois le chinois et le japonais '. Les deux Frères Pierre de Alcaçova et Edouard de Silva étaient destinés au Japon ^.
Du Père Barzée il n'était plus question. Que pouvait-on bien vouloir de lui ? En l'envoyant à Ormuz, Maître François lui