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sur ce présent acte sera punie de l'expulsion, quels que soient les talents du coupable ^
François devait savoir qu'on lui reprochait de ne pas assez se fixer, d'être toujours en quête d'entreprises nouvelles, et d'oublier le centre de la mission pour les régions lointaines. Mais il n'avait jamais fait qu'obéir à la voix impérieuse de Dieu. Reste que, pendant les trois dernières années, la mission avait souffert de son absence. 11 crut avoir assez fait pour elle en lui donnant Barzée comme supérieur. Seulement il ne fallait pas que Barzée se crût appelé à l'imiter en tout. Il craignait pour cette âme ardente la contagion de son propre exemple. Donc, en même temps qu'il cède à l'attrait qui l'emporte vers la Chine, il enferme le zèle du vice-provincial en d'étroites limites. Goa sera pour lui ce qu'avait été Ormuz. Sauf le cas où des mesures venues de Rome lui rendraient sa liberté, il ne sortira pas de la ville pendant trois ans. Plus tard il pourra visiter en personne les diverses stations de l'Inde 2.
Il fallait tout prévoir : Barzée pouvait mourir, danger quePétat de sa santé ne rendait que trop vraisemblable. Le Père François, par une cédule cachetée, désignait pour lui succéder Emmanuel de Moralez^ : en son absence, Paul de Gamerino ferait l'intérim. Si Moralez mourait, le supérieur serait Melchior Nunez^. Xavier n'avait pas à dire ce qui adviendrait au cas où lui-même disparaîtrait. Ceux qui ne tenaient que de lui leur autorité la perdraient et l'Inde resterait sans Provincial; mais, de par les lettres apostoliques de Paul III, les missionnaires n'auraient qu'à élire un supérieur provisoire en attendant les décisions de Rome\