Mon. Xav., p
3. Il s'agit du missionnaire arrivé aux Indes en 1551 (Gros, I, p. 482). Son homonyme, arrivé en 154fi, venait d'être congédié de la Compagnie.
r>. Paul III, bulle Licei debitum (1549); cf. Polanco, V, p. r)f,3, notes 2 et 5.
importantes s'adressent au prédicateur. Barzée, lié à la ville de Goa pour trois ans, va redevenir l'orateur populaire qu'il était à Ormuz. Xavier lui rappellelonguement l'importance pour l'apôtre de la prière, de l'humilité, de la mortification, de l'union à Dieu. Petit traité ascétique beaucoup plus qu'oratoire. On possédait jadis à Goa l'autographe même du saint, soigneusement numéroté. Les marges et les intervalles entre les paragraphes étaient remplis par les réflexions personnelles du Père Gaspard ; et c'était comme un dialogue entre le maître et son disciple ^
Xavier: « Premièrement, chercher une grande humilité dans la prédication, attribuant d'abord, et parfaitement, tout le bien à Dieu.»
Barzée : « Tout bien vient de Dieu, les fautes sont de moi. Qui considérerait comment je suis né ^le processus de ma vie, ce qu'a toujours été ma condition dans le monde, rien ne l'étonnerait, comme de voir si éclatantes les bontés de Dieu à mon endroit. . . »
Xavier : « Secondement, ayez devant les yeux le peuple, considérant comment Dieu lui donne la dévotion d'écouter sa parole; et, eu égard à cette dévotion du peuple, il vous donne à vous la grâce de prêcher et au peuple la dévotion d'écouter. »
Barzée: « Prétendre avoir quelque mérite, en vertu duquel Notre-Seigneur m'aurait communiqué un si grand bien, ce serait mentir. Je n'ai jamais mérité qu'un grand châtiment... C'est le peuple qui m'a mérité le bien qui est en moi: je dois donc m'humilier beaucoup devant le peuple, reconnaître ce si grand bienfait, et, une fois les devoirs de ma charge (de recteur) remplis, être amoureusement à son service. »
On le voit par ce début, d'après saint François Xavier, cet homme si prodigieusement actif, le grand ressort de l'apostolat, c'est encore et toujours l'humilité, la plus importante de ces vieilles vertus qu'une école récente a un peu dédaigneusement qualifiées de passives. Dans ces pages on chercherait en vain une autre leçon.
« Le bien que vous ferez viendra, non de vous mais des prières de la Compagnie (n. 4). Ne vous attribuez que vos fautes et