‹ Saint François XavierChapitre 673 sur 820 · Mon. Xaf., p. 907, 917 (n. 14), 918 (n · texte numérisé non relu

Mon. Xaf., p. 907, 917 (n. 14), 918 (n

3. P. 901. Voir dans VArchii^o Portnguez Oriental, fascic. V, n. 129, p. 243, la Procuraçao que o Padre Mesure Francisquo e collegio de Sâo Paulo derào ào Licenciado Manoel Alvarez Barradas proeurador do dito Collegio, 12 avril 1552. On trouvera dans lo même recueil d'autres pièce.1 relatives aux biens du collège (n. 100, 131,132, 133,134).

pense aux Pères de la Pêcherie, des Moluques, du Japon : ils ont grandement à souffrir, et on leur enverrait plus de collaborateurs si les ressources ne manquaient pas. Quant à ceux des forteresses, s'ils sont un peu à la gêne, ils n'en feront que plus de bien^ Pas d'autres dépenses que les dépenses urgentes, par exemple le mur de clôture qu'il faut achever, afin de prévenir les scandales. Les aumônes après les dettes payées 2. 11 y a une maison à louer : qu'on la loue à quelque marchand qui soit à l'aise : avec un pauvre on aurait des procès. Économies dans la blanchisserie : qu'on lave le linge à la maison. Économies au jardin: un frère et deux esclaves suffisent. « Veillez sur les comptes du Frère acheteur. En tout, prenez conseil d'amis prudents, pieux et entendus^. »

On viendra importuner le supérieur pour obtenir des secours, des remises sur les rentes et loyers. On le poursuivra jusqu'au confessionnal. « Faites la sourde oreille ; alléguez les dettes à payer, les missionnaires à secourir, les pauvres de l'hôpital; retranchez-vous derrière les défenses du Père François. » L'argent du collège a une destination qui doit être respectée. « Coupez court avec ces gens. Vous ne ferez pas de bien à leur âme et ils vous empêcheront d'en faire aux autres. Ils murmureront, c'est leur affaire^. »

Barzée devra se dégager de toute occupation séculière : « Faites entendre à ceux qui voudraient vous ymêler, que vous avez à préparer vos sermons, à confesser, à remplir d'autres œuvres spirituelles ; que, ce spirituel, vous ne pouvez le laisser pour le temporel ; ce serait contre l'ordre de la charité. Loin de vous ces affaires mondaines ; elles ont été cause que tel a quitté la vie religieuse pour rentrer dans le monde ^.

Au vice-provincial, François ne pouvait pas ne pas redire ce que, depuis trois mois, il ne cessait de prêcher à ses inférieurs, la déférence envers les représentants de l'autorité, la concorde avec tous. Barzée veillera à ce que les Pères des forteresses écrivent au seigneur évêque le fruit de leurs travaux, et aussi

le bien qu'opèrent ses prêtres. Pour ce qui est du mal, qu'ils se taisent : les gens ne manqueront pas qui l'en informeront. Pas débrouilles avec le clergé : « Dites aux nôtres qu'au moment de partir pour la Chine, je vous ai enjoint de chasser de la Compagnie ceux qui vont disputant avec les vicaires ' . » Même esprit de concorde avec les autres réguliers. « Pas de discussions, surtout en chaire. Rien qui puisse scandaliser. Qu'ils parlent, eux, selon l'inspiration de leur charité; vous, votre devoir est de vous taire et de prévenir tout scandale. Que si vous voyez qu'ils vous suscitent des embarras, d'où il résulte quelque offense de Dieu, parlez-en au seigneur Evêque, pour qu'il vous mande, eux et vous, auprès de lui, et qu'il mette fin d'autorité à ces querelles. Mais que cela même se fasse sans scandale du peuple. Eux et nous, n'avons qu'un but, glorifier Dieu et sauver les âmes... Visitez ces Pères de temps à autre, et faites tout pour conserver et accroître la charité 2. »

Enfin Xavier s'adresse au supérieur religieux. Que sera son gouvernement ? Question importante après les écarts du Père Gomez. Le saint répond : il sera fait de modestie, de bonté et de retenue'. 11 n'en dit pas davantage : mais nous savons que pour lui tout est contenu dans la formule : Societas Jesu^ societas amoris. La douceur cependant ne répond pas à tout : il y a temps pour sévir. Les fautes de négligence, qu'on les reprenne le sourire aux lèvres. Quant aux fautes d'orgueil et de mépris, elles doivent être vigoureusement châtiées. Qu'on le sache, sur ce point le supérieur ne fléchit pas. Rien ne rend la désobéissance audacieuse comme une autorité timide^.

Les frères non prêtres ont-ils trop bonne opinion d'euxmêmes? veulent-ils « se faire plus qu'ils ne sont»? qu'on les ramène à la vérité de leur situation, en leur montrant un visage austère, et en les appliquant à des offices mortifiants^.

Le supérieur doit surveiller, mais comme le Père Ignace,

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