‹ Saint François XavierChapitre 674 sur 820 · P. nk (n · texte numérisé non relu

P. nk (n

François ne veut pas qu'il fasse tout par lui-même : qu'il sache se décharger sur des hommes de confiance ^

Sévérité dans le choix des novices : pas de novices trop jeunes, ou sans jugement, ou sans moyens, ou dont la vocation serait trop humaine, ou qui seraient d'origine juive ^. Peu de candidats, mais tous bien doués et d'un cœur à entreprendre de grandes choses^. Une formation en tout semblable à celle de Rome et de Coïmbre. 11 faut les façonner à l'abnégation mais sans recourir à des actes étranges qui scandaliseraient le public (allusion peut-être à certains procédés d'Antoine Gomez). Si on veut les mortifier au dehors, que ce soit en des choses qui, par elles-mêmes, sont édifiantes, comme soigner les malades et mendier pour les pauvres'.

Plus de sévérité aussi, dans la promotion aux ordres des jeunes religieux. On a été trop indulgent, et il y a eu des scandales. « Ne vous avisez pas de faire ordonner de ces ignorants: ils finissent tous par laisser voir ce qu'ils sont... Ne vous fiez pas aux dehors, ne faites pas grand cas de leurs gémissements et soupirs. ..Considérez, non leurs larmes, mais leur abnégation, et la mortification du cœur plus que celle du corps ^. »

Inutile de pousser plus loin l'analyse de ces documents. Ils complètent ce que nous savions déjà des idées de Xavier en matière de gouvernement et d'apostolat. Il est difficile de ne pas y noter, après Bartoli, une singulière conformité de vues générales avec celles que, à la même époque, mais à l'autre bout

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