‹ Saint François XavierChapitre 680 sur 820 · IV. — Simon Rodriguez et Antoine Gomez · texte numérisé non relu

IV. — Simon Rodriguez et Antoine Gomez

Gomme toujours, la lettre au Père Simon se terminait par une page d'effusions : « Que je voudrais vous revoir avant de mourir, mon frère Maître Simon! Je vais me demandant comment satisfaire à ce désir. Il me semble qu'il serait rempli si venaieift à s'ouvrir les portes de la Chine. » Rodriguez n'avait-il pas parlé jadis de venir dans les Indes ? Qu'il vienne donc prêcher en Chine, et, avec lui, une foule de ses novices de CoïmbreM « Je voudrais une lettre de vous bien longue, si longue qu'il me fallût trois jours pour la lire, avec force détails sur votre voyage à Rome, ce que vous avez fait en cette réunion, les décisions que vous avez prises. C'est la chose dont je suis le plus curieux au monde. Mes péchés m'ont empoché d'y assister: j'aipeur que vos occupations ne vous permettent pas de m'écrire aussi longuement. Dites au Frère qui vous accompagnait à Rome de me faire la charité d'un récit de tout cela ; ce me sera une grande consolation-. »

Hélas! ce récit dont Xavier était avide lui eût causé toute autre chose que de la joie. Le Père Simon Rodriguez, le frère si aimé, malade d'âme et de corps, traversait une crise douloureuse. Nous n'avons pas à détailler son histoire : quelques lignes suffiront.

Il avait fait de grandes choses pour la Compagnie en Portugal; il avait créé une province qui, en 1552, comptait 318 membres et fournissait des missionnaires aux Indes, au Rrésil, au Congo. Tel était le zèle de ses religieux que, couramment, on

prudente. Les marchands qui l'inspiraient n'obéissaient qu'à leur intérêt. Lui, voyait le salut de tant de marins qui allaient se perdre pour un peu d'or. Le message fut porté à Madrid en 1554 par le Père Araoz (Polanco, II, p. 551, 552). Les relations entre le Japon et les Espagnols des Philippines ne commencèrent qu'en 159'i.

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