Epistolae, t. V, p
2. AsTHXiiX, p. 62W. Rodriguez vécut jusqu'en 1569. 11 mourut alors très pieusement à Lisoonne où le l'ère Vlcrcurian, alors (iénërii], lui avait permis de revenir en 1564. Il avait erré surtout par manque de jugement.
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elle au public la volonté arrêtée de prendre à bref délai une mesure définitive? Nous l'ignorons. Nous ignorons de même comment Gomez avait accepté sa pénitence. A en juger par les actes du Provincial, il est à craindre que, lui non plus, n'ait compris ni sa faute ni son châtiment. Toujours est-il qu'au moment de partir, François remit au Père Barzée ce billet : <( Maître Gaspard, en vertu de l'obéissance, vous ferez ce qui suit. Premièrement, si Antoine Gomez, pendant l'année courante, sort de Diu pour aller ailleurs, quel qu'en soit le motif, vous ouvrirez la cédule ci-incluse et lui en enverrez copie, l'original restant en votre pouvoir, et vous lui écrirez en conséquence. Lorsque les navires seront partis pour le royaume (donc en février 1553), quand même Gomez n'aurait pas bougé de Diu, vous ouvrirez la cédule et lui en enverrez copie. Vous montrerez l'original au seigneur évéque qui le munira d'un « certifié conforme ». Vous prierez le seigneur évêque de lui écrire et de lui donner ses ordres comme à son subordonné. Le mieux, à mon avis, serait de le laissera Diu'. »
Ainsi, dès avril 1552, le parti du saint était pris: Gomez ne devait plus appartenir à la Compagnie. S'il ne le frappait pas lui-même et immédiatement, c'est que l'ancien recteur gardait ses partisans à Goa. Plusieurs s'offensaient des rigueurs exercées à son endroit-. Il fallait laisser aux passions le temps de s'apaiser. Au bout d'un an, le calme serait revenu; la sécularisation se ferait sur place et sans difficulté. Que si Gomez quittait son lieu d'exil, son insubordination éclatait aux yeux et les sévérités de François se justifiaient d'elles-mêmes.
Mesures très sages, on le vit bientôt. Le vieux levain laissé par l'ancien recteur n'avait point disparu. Gomez avait ses défenseurs jusque dans le collège. Barzée dut à son tour sévir contre deux mécontents, André Montero et le prêtre Michel Nobrega : ils furent expulsés. Plus tard, se rendant à Mascate ils tombèrent aux mains des Turcs. Montero fut décapité. Nobrega, jeté dans les prisons du Caire, finit par être racheté, et rentra dans la Compagnie^.