‹ Saint François XavierChapitre 685 sur 820 · Valignano, p · texte numérisé non relu

Valignano, p

?.. Poi.ANco, t. Il, p. .^99-400. 7'H); in. p. 483; IV, i28: V, (.('.9; — Ohi.andim, P. I, î. Xli. n. 81, m;.

Quant à Gomez, le coup qui le frappait lui ouvrit les yeux. 11 reconnut ses torts et écrivit à saint Ignace pour obtenir son pardon. Comme on ignorait encore à Rome les motifs de son expulsion, il lui fut répondu de venir s'expliquer. S'il avait été congédié pour des défauts qui le rendraient inutilisable, la sentence du Provincial serait maintenue ; sinon, le Père Ignace aviserait. Gomez partit donc : mais le vaisseau qui l'emportait sombra et le Père disparut dans le naufrage (1555). «Miséricordieux châtiment, dit le Père Valignano. Dieu ne frappa Gomez en ce monde que pour lui pardonner dans l'autre, et enseigner à tous combien il leur importe de s'établir solidement dans l'humilité et en toute vertu; à cette condition seulement, nos autres talents nous seront profitables ^ »

Revenons maintenant à notre apôtre qui fait ses derniers préparatifs. Il emmène avec lui pour la Chine, un Père, un Frère, et un interprète. Deux Frères seulement sont à destination du Japon. Ils reconduisent l'ambassadeur du daimyô de Bungo, et les deux samuraï que Xavier avait crus faits pour les études et qui s'en retournent chez eux^. C'est peu de chose pour une mission qui donne tant d'espérances. Mais le saint comp-

1. Valignano, p. 145 ; cf. Polanco, t. II, p. 776; — Eplstolae S. Ignatii, t. VI, p. 89. Parmi les religieux congédiés par Xavier, Polanco (t. IV, p. 551) cite encore un Pc/e

Melchior Gonzalez . Faut-il l'identifier avec l'ancien supérieur de Baçaim? Les anciens bistorions (Sousa, t. I, p. 669) ont hésité. D'une part les éloges ne manquent pas. sur le missionnaire (Langilottî, àaas \es Diuersi Avisi de 1558, fol. 98; A. Gomi z ibid., fol. 100; Barzhe, fol. 119, etc.). D'autre part, dans une lettre de décembre 1551 [ibid.]^ Barzée avait? dit que, lors de sou passage à Baç.aim, il avait trouvé Gonçalez agomsantj probablement empoisonné pour la foi. Les historiens en ont conclu qu'il était mort martyr, entre les bras de Barzée. Mais, de la mort elle-même, les correspondances du temps et les historiens anciens (Polanco, Valignano, Trigault, Lucena) ne disent pas un mot. Bartoli est le premier qui en parle (1. V, n. 35).

Par ailleurs, au début de 1552, il y avait à Baçaim un M. Gonçalez dont Xavier ét.iit peu satisfait, qu'il mandait à Goa {Mon. Xaf., p. 702), qu'il remplaçait par Nunez Barrelo, sur l'administration duquel il fait faire une enquête (p. 715, 71(>, 891). On a supposé làdessus qu'il y avait deux religieux du même nom, à la même date et dans la même ville, un prêtre (jui mourut martyr, et un frère qui fut expulsé (P. PuiLippucçr, 1662; — Mon. Xav., p. 9'(6). Mais Polanco précise et dit que le père Melchior Gonçalez fut expulsé. Le Père de Sousa se demande si l'un ne s'appelait pas Melchior et l'autre Belchior (t. I, p. 669) ; c'est peu vraisemblable, on employait alors indifféremment les deux orthographes.

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