‹ Saint François XavierChapitre 706 sur 820 · Procès». 1556, Goa, n. 2 et · texte numérisé non relu

Procès». 1556, Goa, n. 2 et

4. LucENA (X, 16); — Bartoli (IV, 14); — Sousa (t. I, p. 602-603). Ces trois historiens reproduisent le même récit, à iiuelfjues variantes près. Pinto (ch. ll.">) ajoute plusieurs détails sans importance.

lettres partirent pour les Indes et Malacca. L'on y chercherait en vain un mot d'amertume. Toutes les plaintes personnelles tiennent en deux lignes : « Maître Gaspard, vous ne sauriez croire combien j'ai été persécuté à Malacca. Je n'entre pas dans les détails. François Ferez vous les enverra. H vous écrira au sujet des censures ^ » Pas un mot de plus.

Mais les censures, voilà, hélas! ce dont il ne peut se taire. En fait, de par sa résistance obstinée, don Alvaro est excommunié. Ce n'est pas le nonce qui l'a frappé; il s'est séparé luimême de la communion des fidèles. Xavier n'y peut rien, la loi est formelle. Maintenant il faut que justice ait son cours. Pour le bien du coupable lui-même, pour l'exemple des autres, la sentence doit être promulguée : mais cela regarde l'évêque. Barzée préviendra l'ordinaire qui enverra ses ordres au vicaire de Malacca. 11 faut, par cette mesure, assurer dans l'avenir la libre circulation des missionnaires, en Chine et au Japon. Que l'évêque affirme nettement l'authenticité du titre dénonce apostolique contenu dans les brefs de Sa Sainteté ; car on l'a mise en doute à Malacca et l'on s'en est moqué. « Jamais, poursuit-il, je ne requerrai aucun prélat pour porter sentence d'excommunication. Mais quand je saurai que, de par les canons et les bulles concédées à notre Compagnie, quelqu'un est excommunié, je ne dissimulerai pas. Je leur notifierai la sentence pour qu'ils sachent à quoi s'en tenir et fassent pénitence^. »

Ce pénible devoir rempli, Xavier s'occupe de ses amis. Il écrit à Pereira pour le consoler, l'assurer que, sur le vaisseau, « ce vaisseau qui est à lui », tous sont pleins d'égards pour les missionnaires. « Ils me donnent en abondance ce dont j'ai besoin, à moi qui me porte bien, et aux malades que j'ai embarqués à Malacca. Eux, ainsi le veut la miséricorde de Dieu, vont toujours plus mal. Dieu sait quelles peines et soucis ils me donnent. Qu'il en soit loué pour tout et toujours au ciel et sur la terre^. » En même temps il écrit au roi en faveur de son ami : Pereira lira la lettre et l'expédiera par une personne sûre. François ajoute : « Je vous le demande en grâce, senhor; veillez sur votre vie et

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