‹ Saint François XavierChapitre 734 sur 820 · Gros, p · texte numérisé non relu

Gros, p

5 Ce nom est donné par Texeira dans sa critique sur Ribadeneira. Il raconte avoir visité avec ce marchand l'île de Saa-choaii. Antoine appelle Georges Alvrez ce Portugais. C'est une erreur, due peut-être au copiste de sa relation. Alvrez était parti. Nous remplacerons donc dans les citations son nom par celui de Vaz.

G. Mon. Xaf.. p. 791-802.

die sérieuse. » A quoi le Père répondit qu'il n'avait pas coutume de se faire saigner, mais que Sa Grâce fît ce qui lui semblerait à propos. Aussitôt on le saigna; ce jour-là était le mercredi. A la saignée, il s'évanouit ' ; mais on lui jeta de l'eau au visage et il reprit connaissance. Peu après il éprouva un grand dégoût, il ne pouvait manger. »

Jeudi 2k. « Le lendemain jeudi, comme on vit que la fièvre allait croissant, on le saigna : il s'évanouit de nouveau. Ne pouvant rien manger, et tourmenté comme il l'était de la fièvre, il demeurait tellement endurant et patient que jamais on ne lui entendit dire un mot.

« Ce jeudi, de bonne heure, il lui survint quelques accès de délire ; mais, tant qu'ils durèrent, jamais il ne dit une parole qui sentît l'extravagance. Les yeux élevés au ciel, d'un visage très joyeux et de bel aspect, et à haute voix, comme s'il ^eût prêché, il faisait certains colloques de choses que, moi, je ne comprenais pas, parce qu'elles n'étaient pas dites en notre langue : j ai cependant retenu ces paroles, parce que je les lui ai entendues répéter bien des fois : « Tu autem meorum pecca' torum et delictorum miserere^ », avec beaucoup d'autres paroles que je ne comprenais pas^. 11 disait encore souvent : « Jesu^ fill David^ miserere mei! Mater Dei., mémento meiK »

« Il fut ainsi, parlant avec une grande ferveur, l'espace de cinq ou six heures, et le nom de Jésus toujours à la bouche. Tout ce jour du jeudi, et tout le vendredi, il fut si patient et bénin qu'il ne donnait aucun travail à qui le servait ^^. »

C'est alors probablement que le Chinois, n'ayant rien pour soigner le malade, retourna au vaisseau^. On devait y savoir la maladie du Père. Diogo Vaz avait dû y porter la nouvelle. Mais les gens ne paraissent pas s'être beaucoup inquiétés. Sans doute

1. Ici, Bartoli, Sousa, etc , disent que le coup do lancette fut donné par un ignorant.

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