Georges Alvrez, dans le texte
« Et ainsi fut enseveli ce grand serviteur de Dieu, avec l'assistance de quatre hommes seulement, deux mulâtres, moi Chinois, et un Portugais qui survint; car tous les autres n'osaient pas sortir de leurs maisons, à cause du froid qui était grand. Il fut enterré, le dimanche même qu'il mourut, à 2 heures de l'aprèsmidi, le 27 novembre de la dite année 1552. »
On le voit par ce récit, Antoine n'attribue aucun rôle aux Portugais dans cette sépulture ^ Un seul se trouva là pour l'aider, et c'est de lui peut-être qu'en 1616 le Dominicain Joseph de la Nativité parlait, quand il déclarait : « J'ai souvent entendu mon père, François Sanchez, me dire : « Sache, mon fils, que ces épaules ont porté à la sépulture ce grand saint à qui j'avais vu faire bien des miracles. » Il me les racontait : mais, comme il y a longtemps de cela, je les ai oubliés^. »
Plusieurs montrèrent leur vénération pour le défunt en se partageant des reliques. Un témoin au procès de 1616 disait avoir un fragment de soutane qui venait de là^. Le pilote François de Aguiar, l'homme aux bottes, o das botas^ comme on l'appelait, devait probablement son surnom à ce qu'il s'était attribué une des chaussures du saint. « Mon grand-père, racontait en 1616 son petit-fils, était si dévot à Maître François qu'après sa mort il lui prit une botte, et la garda comme relique. Les Pères de la Compagnie, à Cochin, la lui réclamèrent. Il refusa, fut jeté en prison, dut enfin céder, mais ce fut par force et il disait en pleurant: « J'aurais mieux aimé que le roi me fît couper les oreilles^. » Un autre s'appropria le petit reliquaire de cuivre où le saint conservait une signature de saint Ignace et sa formule de profession^.
Ces hommages paraissent avoir été isolés. Les gens du vaisseau, quelque bonnes raisons qu'ils pussent alléguer, furentpeu empressés auprès du Santo Padre^vcïdXdiàe ou mort, llsessayèrent plus tard de donner le change. Sur leurs rapports, le Père Bran-