‹ Saint François XavierChapitre 756 sur 820 · Sel. Ind. Ep.,^. 173 ; — Polanco, t. IV, p · texte numérisé non relu

Sel. Ind. Ep.,^. 173 ; — Polanco, t. IV, p

Plusieurs avaient été jusqu'à palper les chairs. Puis, comme pour provoquer un examen plus méthodique, il y eut des incrédules. Un Dominicain lança l'idée que le corps avait dû être embaumé. Le vice-roi voulut en avoir le cœur net; il chargea son premier médecin d'examiner le cadavre, et le procès-verbal suivant fut dressé :

« Moi, don Cosme Saraiva, médecin du vice-roi de l'Inde, Alphonse de Noronha, atteste que, le corps de François Xavier ayant été porté à Goa, je l'ai examiné et inspecté, surtout à l'abdomen, qui est la partie du corps la plus exposée à la corruption. .J'y ai trouvé les intestins entiers et fermes, sans baume, sans huile, sans rien de ce qu'on emploie pour prévenir la décomposition. Sur mon conseil, un Père de la Compagnie de Jésus enfonça les doigts dans une ouverture faite au côté gauche, non loin du cœur; il en sortit du sang mêlé d'eau : l'ayant flairé je n'y ai trouvé aucune mauvaise odeur. J'ai trouvé également intactes les jambes et autres parties du corps, la chair ferme, dans son étatnaturel, et telle que l'art des médecins serait incapable de la conserver. Or il y avait déjà un an et demi que l'âme avait quitté ce corps, et le corps était resté près d'une année enseveli. Tel est le témoignage que je porte, sous serment. Goa, 18 novembre 1556'. «

A son tour, le vicaire général fit son enquête, et il écrivit :

« Moi, don Ambroise Ribeira, inquisiteur et vicaire général, coadjuteur de l'évêque de Goa et des Indes depuis neuf ans, faisant mon séjour en ces lieux, porte témoignage que François Xavier a parcouru en prêchant les villes et villages de l'Inde... » Suivent quelques généralités sur les travaux du Père et ses funérailles. Il poursuit :

« J'ai donc été dans l'église où reposait ce corps. J'ai fait ouvrir le cercueil; des torches étant allumées, une heure environ avant midi, j'ai examiné le corps de François ; les bras, les jambes jusqu'aux genoux et cuisses, la plus grande partie du corps, de sorte que, des parties visibles je pouvais conclure à ce qu'on ne pouvait voir, je l'ai à loisir touché et manié; et j'ai trouvé que le corps entier était intact, sans la moindre

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