‹ Saint François XavierChapitre 767 sur 820 · Gros, t. II, p · texte numérisé non relu

Gros, t. II, p

2. Scrifda de S. If^tiatio, p. l'iS. Cf. Mon. A'ac, p. 198. A l'endroit où il renvoie, Valignano dit : « Comme on peut le voir dans celte enquête, (François) a fait d'autres miracles

Est-ce à dire, cependant, que ces enquêtes soient négligeables? Il y a quelque exagération, croyons-nous, à dire qu'« elles ont beaucoup moins de valeur que celles de 1616, qu'elles ont été faites très à la légère, qu'elles se réduisent à six ou sept questions générales, auxquelles les témoins répondent en termes également généraux, et apportent presque toujours les mêmes faits ^ ». Elles sont incomplètes et ne répondent point à notre curiosité. Du moins elles nous fournissent des témoignages contemporains. Il en ressort ce grand fait : partout aux Indes, de son vivant même et au lendemain de sa mort, saint François Xavier était universellement tenu pour un thaumaturge.

Les enquêtes, envoyées à Lisbonne, furent, de là, expédiées à Rome^. Jean III enjoignait à son ambassadeur de faire instance pour qu'on procédât immédiatement à la béatification. C'était alors chose beaucoup plus simple qu'aujo;ird'hui. Mais les difficultés surgirent. Paul IV était médiocrement favorable à la Compagnie. Puis saint Ignace venait de mourir (31 juillet 1556) ; les Pères de Rome allaient-ils travailler à la gloire du disciple avant que le maître fût lui-même sur les autels? Enfin Jean III mourut à son tour (1557) et l'affaire fut ajournée.

Page 1