Cité par Burton, Goa and the Blue mountains
3. Ph. Baldaevs, Wahrhaflige aussuhiUche Beschreibung der beruhmten osUindischen Kiisten Malabar und Coromandel... Amsterdam, 1672, ch. xxii, p. 150 et suiv.
4. H. Venn, The missionary life and labours of F. X., Londres, 1862, et H. Venn et W. HoFMANN, Franz Xai'ier, ein weltgeschicht miisionsbild, Wiesbaden, 1861.
souvenir laissé par ses vertus. « Si la religion de Xavier convenait avec la nôtre, disait-il, nous le devrions honorer et estimer comme un autre Paul. Mais son ardeur, son zèle, sa piété doivent stimuler tous les gens de bien à ne pas faire négligemment l'œuvre de Dieu... Ma pensée a peine à comprendre les dons merveilleux que Xavier avait reçus pour faire l'œuvre du Christ : aussi ma plume ne saurait les exprimer. Quand je considère sa longanimité, sa patience à verser goutte à goutte le saint breuvage de l'Évangile dansles vases grands et petits, son endurance au milieu des tribulations, j'ai le droit de dire avec Paul : « Qui est capable de ces choses-là? » Et vraiment nous aurions raison de souhaiter que Xavier fût des nôtres : Talis cum fuisti^ utinam noster esses aut fuisses ^ »
Le voyageur Tavernier, après avoir vu de ses yeux les progrès de l'Évangile en Asie, en reporte l'honneur sur Xavier et il ajoute : « On peut le nommer à juste titre le saint Paul et le véritable apôtre des Indes^. »
« Il n'y a qu'à mépriser le zèle protestant, lisons-nous dans une revue anglaise, quand il dénie à François Xavier le titre de grand homme ; il a pu être victime d'une illusion, la plus forte qui ait jamais abusé une âme humaine; mais il n'y a pas à nier la vraie noblesse de son caractère. Il a fait face aux plus effroyables épreuves, avec un courage et une constance incomparables. Il a poursuivi les labeurs les plus ardus, les plus foudroyants, avec une énergie et une persévérance dont on trouverait bien peu d'exemples dans l'histoire de l'activité humaine. Il se trouva soudain jeté au milieu d'un mélange d'indigènes et d'Européens» dont il est difficile de dire lesquels étaient le plus plongés dans l'idolâtrie. Son privilège à lui, ce furent les privations et les obstacles dans la poursuite de sa grande œuvre. Mais son courage grandissait avec les obstacles, et il naviguait au milieu de cette mer d'immoralité comme assuré de n'y être pas submergé. Il commença son travail par s'efforcer d'amener ses compatriotes de Goaà une vie plus pure. Personne, depuis les jours de l'apôtre Paul, n'avait mieux su abonder et être dans la disette. Il se fit faible avec les faibles, tout à tous pour les sauver tous. L'esprit