‹ Saint François XavierChapitre 790 sur 820 · Op. cit., ch. XXII, p · texte numérisé non relu

Op. cit., ch. XXII, p

'1. J'abrège le récit du P<Te P. Martin, Lettres édifiantes, Indes, l"juin 1700.

interrogent ceux des deux chœurs qui les ont écoutés, lesquels tous ensemble répondent à la demande qu'on leur fait. Au reste, cette explication chrétienne comprend non seulement l'explication des mystères et des préceptes de la religion, mais encore... la manière de se confesser et de communier, et des

méthodes pour bien faire toutes les autres actions La doctrine

chrétienne achevée, on se remet à genoux pour faire un acte de contrition, et, après avoir récité le Salve Regina et la prière à l'Ange gardien, on demande la bénédiction de Notre-Seigneur et delà Sainte Vierge et l'on se retire. Cette pratique s'observe, non seulement dans les lieux où les Pères font leur demeure» mais encore dans toutes les autres bourgades où les chefs, comme les vicaires de chaque église, assemblent les enfants,^ et leurfont faire assidûment tout ce que je viens de marquera» Deux siècles ont passé depuis que cette page est écrite. Deux siècles au cours desquels les Paravers ont connu l'abandon, le schisme, et, de nouveau, la propagande protestante. Ils sont encore catholiques aussi fervents que jamais-. Ce que nous disons des Paravers, il faudrait le répéter de leurs voisins les chrétiens du Travancore. Après cela que reste-t-il de l'assertion protestante : « Nous pouvons chercher partout où Xavier a travaillé, nous ne trouverons pas une étincelle dévie spirituelle? »

Aussi bien il y a autre chose, et, si j'ose dire, il y a mieux que les œuvres matérielles, si belles qu'elles soient. Il y a l'esprit. Or l'esprit du Santo Padre n'est point mort avec lui, il s'en faut. Sur ses traces, depuis trois siècles et demi, c'est par milliers que les missionnaires ont tout quitté pour aller prêcher l'Évangile aux Malais, aux Indiens, aux Chinois, aux Japonais et, parmi eux, en est-il beaucoup pour qui Xavier ne soit pas le père, le modèle, l'initiateur?

Jadis, quand presque tous les missionnaires jésuites s'embarquaient à Lisbonne pour l'orient, c'est de son autel qu'ils

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