Scripta de S. Ignaiio, p
APPKJ^DICE B 439
Le Père Texeira disait de son côté : « Ce qu'au même chapitre l'auteur raconte, à savoir que Dieu, par le Père Maître François, a ressuscité des morts, bien qu'avec une vertu et sainteté comme la sienne, Dieu, dans son infinie bonté et puissance, ait pu se servir de lui (pour de belles œuvres), toutefois, informations prises, nous n'avons, à ce sujet, trouvé d'autre certitude, si ce n'est que la voix publique l'affirme {nào se achoii. cevteza alguma diso mais que dizerse conimuiiniente que noso Senlior o fazia por elle). Ce que l'on raconte de plus net en cette matière est que, au cap Comorin, Notre-Seigneur a ressuscité un mort par son moyen... Mais, cherchant à tirer la chose au clair, on», n'a trouvé personne qui ai vu le fait de ses yeux [nào achou quem o vise).\uQ Père Amrrique (Henri Enriquez) de la Compagnie, qui est depuis 40 ans et plus à la Pêcherie, m'a dit que, sur un.ordre de l'obéissance, il a fait une enquête exprès, et qu'il n'a rien trouvé qui se puisse affirmer avec certitude {que nào achara causa que com certeza se pudese islo afirmar). Ce que j'en dis n'est pas pour nier que ce béni Père n'ait eu la vertu et la sainteté telles que Dieu n'ait pu se servir de lui pour ces miracles, mais, en matières si importantes, il ne faut rien dire que dô certain, ou auMioins d'évidemment probable. Gomme le déclare très bien Votre Révérence (Ribadeneira) au prologue de son livre sur la vie de notre saint Père Ignace, si tout mensonge, en quelque matière que ce soit, est indigne d'un chrétien, à bien plus forte raison, il l'est dans la vie des saints; n.on indU gel Deus nostris niendaciis^ . »,
Il ne faut pas faire dire à ces critiques plus qu'elles ne signifient. Valignano ne rejette pas comme dénuée de valeur l'enquête de 1556, puisqu'il y renvoie ceux qui voudront plus de détails sur les miracles du Père François ; mais il estime (ju'elle n'a pas donné tout ce qu'on aurait pu en attendre, etque son autorité est à invoqiuer avec précaution. Il répond des miracles rapportés par lui dans son histoire, mais pas des autres. De même la critique du Père Texeira nous prouve surtout combien il eût été important en 1556 d'entourer Fenquéte de j)lus de garanties. Passé vingt ou trente ans, il est impossible