‹ Saint François XavierChapitre 801 sur 820 · Rct'ue des Question* historiques, t. 36(1884), p · texte numérisé non relu

Rct'ue des Question* historiques, t. 36(1884), p

En second lieu, les miracles qui font preuve dans les canonisations, ceux qui permettent d'affirmer que le personnage dont il s'agit est au ciel, sont les miracles posthumes. Or ceux là sont plus faciles à étudier de près. Tel n'est point le cas pour nombre de miracles que nous avons rapportés dans cette histoire. Ils sesont produits dans des circonstances qui rendent impossible tout examen critique. Eux-mêmes, les consulteurs des congrégations romaines ne pouvaient que constater les affirmations concordantes de deux ou trois témoins. Ils concluaient à la vérité du fait : n'en ferions-nous pas tous autant s'il ne s'agissait de miracles?

Une double conclusion pratique a paru s'imposer. D'abord ne rejeter complètement aucun miracle, raconté dans les procès canoniques, s'il n'est pas clairement controuvé. Mais, s'il est évidemment faux (le cas est rare), ne pas se laisser arrêter par cette objection que le soi-disant miracle a été accepté par les examinateurs de Rome et même consigné dans une bulle. Puis, autant que possible, présenter les miracles, non tels qu'ils se lisent dans les biographies, mais dans les procès-verbaux de 1556 et de 1616, laissant ainsi à chaque témoin la responsabilité de son récit et de son serment.

APPENDICE G Date de la mort de S. François Xavier.

Quel jour mourut saint François Xavier? Les anciens biographesdisaient, le 2 décembre. En 1900, le Père Gros, s'appuyant sur la relation du Ghinois Antoine de Sainte-Foi, affirma que c'était le 27 novembre ^ La date traditionnelle fut maintenue par le Père Astrain dans la revue Razàn y Fe^ mars 1903. Le 5 décembre suivant, dans les Etudes^ le Père Gros défendit sca conclusions. Elles sont aujourd'hui presque partout acceptéea^ Cependant le Père Michel a consacré toute une dissertation à défendre l'opinion ancienne^.

Les textes sur lesquels roule là discussion sont l«s suivants. 1° Deux récits du Ghinois Antoine : l'un dans une lettre au Frère Texeira', l'autre rapporté par Valignano dans son Hïstoria del principio^. 2o Trois lettres de décembre 1554 : l'une du Père Melchior Nunez (Malacca, 2 décembre) 6, l'autre du Frère Pierre de Alcaçova"^, la dernière du Père Arias Brandon (Goa, 23 décembre)^.

Tous ces documents, dans l'état où nous les possédons donnent, pour la mort de Xavier, le 2 décembre. Antoine est témoin oculaire; Nunez, Alcaçova et Brandon rapportent les dires de

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