‹ Saint-Gervais de Rouen: Église et paroisseChapitre 12 sur 25 · RAPPORT · texte numérisé non relu

RAPPORT

des parties contenoes dans chaque résidu ao total de ces résidas. 1

BBLS MON DéLIQUESGENB.

terre cale.

sélénite.

quantité.

nature.

Sel marin

8BL8 DriLlQCBSCIlW.

quantité, nature.

Nitre à base terreuse,un peu desel marina base terreuse .

CIMETIERE SAINT-BIAUR.

Le cimetière Saint-Haur a toujours servi de lieu de sépulture aux hôtes de l'Hôtel-Dieu.

Il y avait encore dans ce cimetière, avant 4793, trois chapelles dont la plus ancienne était celle de Saint-Nicolas ; il en est fait mention dans une bulle d'Urbain III, de Van 1185, adressée au prieur de la Madeleine. A rentrée du cimetière, du côté de VOrient, sa destination était de servir de lieu de sépulture aux religieux et religieuses de FHôtel-Dieu, quand ils mouraient de la contagion 2.

Thibault, archevêque de Rouen, dédia cette chapelle, en 1224, k saint Nicolas. A cette occasion il donna indulgence aux fidèles qui la visiteraient tous les ans le jour de sa dédicace, le 13 janvier, fête de saint Maur. C'est par ces causes que le nom de Saint-Maur est resté au cimetière. En 1 436, un prieur de la Madeleine, Nicolas. Lecras, ordonna en Chapitre que tous les dimanches de Carême, après Vêpres, on chanterait dans cette chapelle FofiSce des morts. On voyait

* Ce rapport est extrait du célèbre onyrage : « Collection^ d'obserrations sar les maladies, etc., » par Le Pecq de la ClAtare, p. 256 et 259.

^ P. Théod. Legras, « Notice bistoriqae sur les dei(x hdpitaax et l'asile des aliénés de Rouen, » p. 61.

encore, avant la RéYolution, les tombes et les épitaphes des religieux et religieuses qui y furent inhumés i.

La deuxième chapelle, au milieu du cimetière, sous le ▼ocable de saint Etienne, fut construite en 4388.

La troisième chapelle, appelée chapelle des Trépassés, quoiqu'elle fût dédiée à saint Lazare, était la plus fréquentée, parce qu*on y disait souvent la messe pour les défunts. Elle fut construite, en 1 472, par Guerard Louf, sculpteur et bour* geois de Rouen, originaire d'Utrech 2, qui forma en même temps la confrérie des peintres et sculpteurs réunis, sous les titres des Agonisants, de la Résurrection du Sauveur, de Saint-Lazare et de Sainte-H^Hrthe 3.

« Désireux de décorer la chapelle de Saint-Maur d'une manière digne de leur art, les frères décidèrent que chaque membre, au joui* de sa réception, donnerait trente sols pour son embellissement. » Les vitraux étaient magnifiques; nous verrons plus bas comment les appréciait un artiste compétent. Le mobilier était aussi fort riche ; il « se composait d'une croix de vermeil, d'un ciboire de vermeil, d'un ostensoir très-riche, d'un calice, de deux chopinettes vermeillées, plus un bahut finement travaillé renfermant leurs statuts et lettres de bulles ^. »

Il y avait dans cette chapelle d'excellentes grisailles « celles surtout, dit Pierre Levieil, qui donnent sur le cimetière ont mérité de tout temps l'estime des connaisseurs et l'admiration des spectateurs. ]> Ces grisailles représentaient l'histoire de l'Ancien et Nouveau Testament.

Un grand nombre de ces vitraux ont été sauvés de la destruction par M. Lecarpentier, professeur à l'école de dessin de la ville. M. CreveU curé de Saint-Romain, les fit restaurer

* P. Tbéod. Lcgras, « Notice historique sar les deax hôpitaux et Tasile des aliénés d& Rouen, » p. 61.

> Ibidem.

* Ouin-Lacroii, « Histoire' des Corporations et des Confréries, » p. 254. ' Ibidem.

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et replacer dans son église. Le reste a disparu sous le souffle révolutionnaire.

En parcourant le cimetière, nous n'avons vu rien de remarquable, si ce n*est un monument restauré par le maire M. de Martinville, qui représente un cippe dans lequel est enchâssée une plaque de marbre noir sur laquelle nous lisons :

Ici reposent les os

des pères capacins, qui, s'éiant dédiés

à l'assistancQ spirituelle des malades

de la peste pendant les années

y ont fini leurs jours dans Texercice

de la charité; leurs cendres, éloignées de celles

de leurs frères, sont les illustres

marques d^un zèle, qui n*a pu être

empêché, ni par la crainte de la

maladie contagieuse, ni par l'amour

que les hommes ont naturellement

de vivre.

Le même évangile qui les avait déjà

privés de tous les biens de la terre,

les a fait mourir dans le lit d'honneur,

puisque ça été en exerçant la charité,

qui est la première de toutes les vertus.

Porte une sainte envie à leur condition ;

et si tu ne veux être méconnaissant, ne refuse pas

tes prières à ces âmes généreuses,

qui ont sacrifié leur vie

pour lé bien du public.

Nous nous empressons de transcrire la liste de leurs noms, que Farin a eu soin de publier. On ne saurait assez tsAre connaître ces généreux martyrs de la sainte charité.

Le père Chris tofle, d* Amiens ^

Le père Sébastien, de Rouen.

Le père Illuminé, de Rouen.

Frère Julien, de Nesle-Lait.

Le père Barthélémy, d*Eu.

Le père Josaphat, de la Poterie.

Le père Ange, de Rouen.

Le père Girard, de Saint-LÔ.

Le père Nicolas, de Caen.

Le père Simon, de Rouen.

Le père Félix, de Valognes.

Le père Maclou, de Dieppe.

Le père André, de Dieppe.

Le père Jean-Baptiste, du Havre.

Le père Charles, de Honfleur.

Le père Alphonse, de Rouen.

Le père Yves, de Montfort.

Frère Claude, de Cherbourg.

Le père Alexis, de Rouen.

Nous n'avons pas parlé du cimetière Saint-Gervais parce qu'il ne contient rien de remarquable. Le cimetière actuel est situé, depuis 4781 , au côté nord de l'église, sur le triage delà croix Hellet. L'ancien cimetière était au midi de l'église; devenu propriété communale, lors de la Révolution, il fut vendu à plusieurs particuliers ; c'est aujourd'hui la rue Ghasselièvre.

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