COUVENT DU PRÉCIEUX-SANG
Dans la rueCrevier, en face de la rue du Roi, existait, il n'y a pas encore un siècle, une communauté de religieuses sortie d'un couvent du tiers-ordre de Saint-Dominique, établi à Aumale. L'archevêque de Harlai, second de nom, leur avait permis de s'établir à Rouen, par acte du 14 septembre 1657. Elles eurent ensuite la permission des conseillers échevins
de Rouen, qui, ayant communiqué leur requête à l'assemblée des Vingt-Quatre, autorisèrent les religieuses à établir leur monastère où il leur plairait. ' ^
Elles reçurent ensuite Tautorisation du roi, datée du 38 mars 4658 ; leurs lettres d'établissement portaient Tamortissement des biens qu'elles achèteraient pour leur couvent : le Parlement enregistra ces lettres le SO juillet suivant, « à condition que ces religieuses ne quêteraient point, qu'elles seraient suffisamment/dotées, et qu'elles ne pourraient s'habituer dans la ville sous quelque prétexte que ce fftt, ni même y faire aucune acquisition de maison. »
Elles arrivèrent à Rouen, le 43 novembre 4658, conduites par M«« la duchesse de Vendôme, et elles se logèrent sur les paroisses de Saint-Gervais et de Saint-André.
Le 42 novembre 4658, le grand-vicaire de l'archevêque, le sieur Gaulde, bénit leur chapelle, qui se trouvait sur la rue Crevier. Saint Dominique en était le patron, et la titulaire sainte Catherine de Sienne.
Il y^ avait dans cette chapelle deux confréries érigées à perpétuité, la première sous l'invocation de Notre-Dame du Rosaire; l'autre sous le titre du Prétieux-Sang de Noire- Seigneur Jésv^-Cfmsty fondée par noble dame Marie-Anne de Pestel, fille du sieur marquis de Normanville.
Les religieuses, étant en partie sous Ja mouvance de Saint- Gervais, s'obligèrent, par acte en date du 40 septembre 4682,* de donner annuellement à perpétuité un chapeau de roses le jour du Saint-Sacrement à l'<église de Saint-Gervais, en reconnaissance de ce que les religieux de Fécamp les avaient déchargées de donner homme mouvant et vivant.
A l'occasion d'un autre achat de terrain, elles s'obligèrent à donner, outre le chapeau de roses, un bouquet de fleurs au prieur de Fécamp.
Ces religieuses eurent à souffrir les persécutions des jésuites. Elles n'avaient pas voulu suivre les mandements de
la bulle Unigenitus ; alot*s Tarefaevéque de Tressan teuk* fit défense de recevoir des novices, et les jésuites le6 traitèrent de jansénistes. L'archevêque de Tavannes refusa cotastamment aux dominicaines, bien rentée^, de relever les défeitises que son prédécesseur lenV avait faites avec la plus grande injustice.
Le monastère, ne recevant plus de novices, diminua sensiblement; enfin, un décret d*extinction donné par Tarcbevéque Dominique de La Rochefoucauld, en date du 47 décembre 4764, unit ce couvent au monastère du SainVSacrement, rue Morand.
n avait été représenté à l^archevéquè que la cômmunliuté des religieuses dominicaines du Sang-Prétietuo^ située au faubourg Cauchoise, autrefois très^nombreui^, se trouvait actuellement réduite à une seule religieuse, professe de chœur, avec une seule sœur converse ; que ranéantissement de fait de cette communauté venait d'une défense que le roi avait jugé à propos de faire en Fan 4732, de recevoir k Tavenir aucune novice, ce qui aurait été exécuté jusqu'à présent sans espérance de faire révoquer les prdres du roi.
L'emplacement qu'occupait ce couvent était très-considérable. Il s'étendait depuis la rue Crevier jusqu'à la rue Lézurier-de-la-Martel, et presque toutes les maisons du côté nord de la rue Saint^André appartenaient à cette communauté.
DÉœUYERIlS, ANTIQUITÉS.
Le sol'du quartier Cauchoise est riche en antiquités, et nous ne pouvons mieux faire, pour en constater l'évidence, que d'emprunter, à la Normandie souterraine, de M. l'abbé Cochet 1, les quelques lignes suivantes :
' « La Normandie souterraine, ou notice sur des cimetières et des cimetières francs explorés en Normandie, » par M. VAhé iiOdiet, p. 45-47.
« Je suis très-porté à croire que les tombeaux en plomb, découverts à Rouen, en 4827 et en 4828, rue du Renard et aux environs, appartiennent aussi au rv« siècle de notre ère. Le plomb dont ils étaient composés, les médailles de Julie- Hamée (235), des deux Posthumes (258) et de Tetricus (267), les hochets, les médailles et les vases, les perles et les divers colliers semblent le démontrer. Ces tombeaux ont été admirablement décrits et illustrés par H. Hyacinthe Langlois, dans une Notice insérée dans les Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie ^, et dans un Mémmre publié à Rouen, par l'auteur, en 1829 2. Nous renvoyons le lecteur au texte, aux gravures et aux objets eux-mêmes conservés au Musée de Rouen.
» Ce n'est pas seulement la me du Renard qui a fourni des sépultures dans cette partie de la ville, mais tqut le quartier Cauchoise, tous les environs de l'église Saint-Grervais. Cette colline était la principale nécropole du vieux Rothomagus, sous la domination romaine et dans les premiei's temps du Christianisme. C'est là que furent inhumés au iv« siècle ou transportés au v«, par saint Victrice, les deux premiers évêques de Rouen, saint Mellon et saint Avitien. L'ora- Jtoire des saints Gervais et Protais ne fut qu'un moyen de sanctifier ces catacombes des premiers chrétiens. Ce vaste dortoir de nos pères était placé au bord de la voie qui conduisait dans le pays de Caux, et notamment à Lotum, à Juliobona, à Caracotinum. Aussi, à toutes les époques où l'on a creusé ce vaste champ, où la mort règne en souveraine depuis seize siècles, on y a trouvé des sépultures de tous les temps. En 4846, lorsque l'on fonda les additions faites au bas de la nef de Saint-Gervais ^, on trouva, sous une mu-
» T. IV, p. 236-52.
^ (c Mémoire sur des Tombeaux gaUo-romains, etc., » in-So de 28 pages. Rouen, Baadry, 1829.
^ « ReYue de RoaeD, » année 1846, i^r semestre, p. 259.
raille romaine en petit appareil, relié avec des assises de briques, des cercueils de pierre de Saint-Leu, couchés dans les fondements même de ces murs antiques, à peu près comme nous en avons vu, en 4850, sous les murs de Téglise de Pavilly, qui est du xi« siècle. Autre rapprochement fort curieux, c'est que les fondations de la crypte de la trèsantique église de Saint-Seurin, à Bordeaux, ont été aussi posées sur de vieux sarcophages ^
» Nous allons énumérer rapidement les autres sépultures trouvées de nos jours. En 4834, on découvrit, dans la rue Saint-Gervais, un cercueil de plomb renfermant les ossements d'une femme avec un gobelet de verre et deux médailles de Tétricus 2. En 4833, on trouva, dans la rus Rouitond, deux tombeaux en pierre avec couvercle en dos d'âne 3. La face de l'un est ornée de deux tètes, de boucliers et enseignes entrelacés, tandis que l'autre porte cette inscription incomplète : « everini everi fili ^. »
^ (( Bulletin monamental, » t, viii, p. 259.
^ « Catalogue du Musée départemental des antiquités de Rouen, » de 1845, p. 41. .
^ 9. Le premier de ces tombeaux, qui est garni de son couvercle, est orné, sur la face antérieure, de deux tètes ou masques, et de boucliers et d'enseignes enlacés ; sur les côtés, de draperies. On y a trouvé quelques ôs-» sements et un fragment d'étoffe brochée en or ; il ne porte aucune inscription.
Longueur 2 m. 11 c.
Largeur 74
Hauteur, sans le couvercle 60
10. Le second tombeau est sans ornements; mais, sur sa face antérieure, est tracée l'inscription suivante :
EVERINI EVERI FILI.
Aux Dieux mânes d'Everinus fils d'Everus.
Longueur % ~ .... 2 m. 44 c.
Largeur 68
Hauteur 65
Ces deux tombeaux ont été donnés au Musée par M. Ronlland, banquier . à Rouen, dans la propriété duquel ils ont été découverts, à quelques pieds de profondeur du sol.
n Catalogne du Musée départemental des antiquités de Rouen, » l640. * Idem, ibidem, p. 6 et 7.
» En 4837, dans cette même rue nouvellement créée, on trouva encore deux sarcophages placés l'un à côté de l'autre. L'un était en marbre rouge, l'autre en pierre de Vergelé, tous deux d'un seul morceau et creusés en auge. Le cercueil de marbre, long de 2 mètres et large de 72, a été jugé, par M. de Caumont, provenir des carrières de marbre rouge de Vieux, près Caen. « Ce qui, ajoute-t-il, achève de prouver, ainsi que l'avait déjà démontré le marbre dit de Thorigny, que les carrières de cette localité étaient exploitées soué la domination romaine ^ » Les couvercles des deux tombeaux étaient de simples dalles. Le sarcophage de marbre, semblable à celui de saint Romain 2, contjsnait le squelette d'une femme, ayant de chaque côté de sa tète deux fioles de verre à long col 3. Au-dessous de la tête et aux hanches étaient trois gobelets blancs et très-fins. Le sarcophage de pierre renfermait un cercueil de plomb qui avait contenu les restes d'un enfant *. En dehors de ces cercueils on a encore trouvé un vase en terre et des fioles de verre. M. Deville lui-même, dans la note qu'il a donnée sur cette découverte, n'hésite pas à l'attribuer à la dernière période de la domination romaine dans les Gaules, par conséquent au iv^ ou au v^ siècle &. Je suis persuadé que le savant conservateur de notre Musée reportait également à la même époque le grand sarcophage en pierre, découvert en 4844, dans la rue Louis-Auber, renfermant un squelette d'homme accompagné d'une fiole lacrymatoire ^ 7. »
' (( Bulletin monumental, » t. viii, p. 444.
^ Le sarcophage de saint Romain, évéque de Rouen, mort en 646, forme Tautel de l'égUse qui porte son nom. Ce cercueil, en marbre ronge, provient vraisemblablement des carrières du Calvados.
^ « Catalogne du Musée départemental des antiquités de Rouen, » de 1848, p. 15.
* Idem, p. 30.
^ « Mémoires de la Société des Antiquaires de Normandie, » t. x, p. 279.
^ a Catalogne du Masée, » p. 18.
' L'abbé Cochet, « Normandie souterraine, » p. 47.
Comme nous venons de le voir, l'emplacement consacré à réglise et au cimetière présente d'intéressantes études archéologiques. Farin, le premier, ne nous dit-il pas qu'en 4 6S9, « lorsqu'on fit un mur pour clorre le cimetière du côté du septentrion, on trouva, sous terre, des fondements, des voûtes et des caves entières, qui étaient encore des restes de ces anciens édifices i. » Lebrun des Marettes, dans ses Voyages liturgiques en France 2, nous signale la découverte (vers 4690] de trois cercueils en pierre , et à l'un desquels il y avait, dit-il, une inscription de quatre ou cinq mots latins en lettres onciales.
On trouva, en 4825, rue Saint-André-hors-Ville, près de la rue Saint-Maur, un squelette humain entre les tibias duquel étaient agglomérées 27 pièces de cuivre oxydées. Plusieurs de ces pièces de monnaies portaient la légende Cons-umtinopolis. On en a rencontré quelques-unes qui sont assez rares. D'un côté flous voyons l'effigie de Constantin-leJeune, et au revers deux victoires tenant chacune une couronne, et autour desquelles se lit : « Yictoriœ dominorum Augustorum nostrorum. »
Les brillantes lignes que nous avons empruntées à Térudit archéologue normand, M. l'abbé Cochet, nous donnent un aperçu de ce que notre sol du quartier Cauchoise peut offrir d'intéressant pour la religion, l'archéologie et l'histoire.
L'église de Saint-Gervais fut toujours très-pauvre, et il en est résulté un dicton populaire; ainsi, quand on parle d'un homme riche, tombé dans la misère, d'un nouveau Job, on a coutume de dire :
Il est désargenté comme le Christ de Saint-Gervâis.
^ Farin, édition da Sonillet, 1. 11, ye partie, p. 2. ' P. 417.
FAUBOUEG SAimCrGERVAIS.
Le faubourg Saint-Gervai$ était, avant la Révolution, partagé en quatre quartiers, qui portaient les noms de Sainte Gervais, de Saint-ProtaU, de la Vallée et du Otiartier-Neuf.
Depuis la délimitation de la paroisse, la division a changé, ainsi qu'on a pu le voir au quatrième chapitre.
Les places du faubourg sont modernes, excepté celle de Saint-Gervais, sur laquelle se tient tous les ans, le 30 juin, une foire érigée en 4026, en faveur des religieux de Fécamp, par le duc Richard IL
Pendant la Révolution, la foire appelée foire de la Fraterniié avait lieu le 4®' messidor sur la même place, appelée place Maubeuge; mais on revint, en 4795, aux anciennes dénominations.
La grange dîmeresse était située ^^'encoignure de la place et de la rue des Forgettes* La geôle et la juridiction de la haute justice dudit lieu étaient entre les n^" 73 et 75 de la rue Saint-Gervais, à Tencoignure de la place. En voici la description, prise dans le livre-terrier de la baronnie de Saint-Gervais, daté de 4783, n^ 85 : « La geôle et juridiction de la haulte justice dudit lieu de Saint-Gervais, appartenant à MM. les prieur et religieux de Tabbaye royale de Fécamp, consistant en un fonds de terrein édifié du manoir seigneurial de la dicte baronnie^ consistant en une maison, cave, chambres, greniers, jurisdiction et geôle avec un jardin, le tout contenant huit perches trois quarts, clos de murs et en forme de triangle, borné d*un côté vers le nord et d'un bout en pointe vers Torient par la grande rue du dit lieu de Saint- Gervais, d'autre côté par le sieur Buquet pour l'article précédent (n<>84), et M. Duhamel en partie pour l'art. 83, et d'autre bout par le sieur Demarets pour le suivant (85}, une petite rudle entre les deux. »
Auparavant, le prétoire et les prisons étaient dans le fond ' du Val, sur la terre dite des Fourneaux. Ce petit vallon se trouve au bout ouest de la rue Chasselièvre. Le gibet de la justice de Saint-Gervais était sur le versant du Mont-aux- Halades, au-dessus de la propriété de M. Louis Leclerc, dont nous avons déjà parlé. Dans un plan de Rouen de 4525, on peut voir dans le fond du Val, au-dessous du gibet, les prisons et le prétoire aux totts aigus, vastes constructions dont on rencontre des vestiges dans la terre dite des Fourneaux, sans doute en mémoire du siège de Rouen par Henri IV. On sait que ce prince avait établi sur ces côtes tout son matériel de guerre.
La place Cauchoise fut formée lors de la destruction de la porte Cauchoise, en 4772, et agrandie vers 4830. Elle portait, en 4794, le nom de Mably.
La place et Tavenue de la Madeleine se formèrent vers 4783, en même temps que le Champ-de-Foire ; Tavenue du Mont-Riboudet fut aussi l'objet des soins de M. de Crosne. Nous n'indiquerons que la date de construction de FHÔtel- Dieu (4749) et celle de Téglise Sainte-Madeleine (4784), parce que ces deux beaux monuments demandent une notice toute particulière qui n'entre point dans le cadre de notre travail.
Cette portion du faubourg Saint-Gervais était et est encore appelée Pré de la Bataille, en mémoire de la célèbre bataille gagnée par Guillaume-Longue-Épée , en 934, sur Rioul, comte du Cotentin, qui avait osé venir attaquer notre duc jusque sous les murs de sa capitale.
La rue du Renard, dont le nom vient évidemment d'une enseigne, était connue sous le nom de Pavé de Deville. En 4525, elle portait le nom de chemin d'Yonville. Nous avons vu, dans un chartrier de l'abbaye de Fécamp, qu'elle a aussi porté le nom de rue de Lomer.
Nous nous faisons un devoir de dire quelques mots concernant l'église Saint-André-hors-la-Ville. Cette église était
primitivement hors des murs; mais, par suite de Tagrandissement de la ville, elle se trouvait dans les murs, quand, en 4 472, on la bâtit à la place où nous Tavons vue il- y a quelques années. Elle fut supprimée en 4794. Son entrée principale était sur la place Cauchoise. Cette petite église était de la plus grande simplicité. Elle avait été donnée, en 4027, par Richard I£I, à Tabbaye de Jumiéges. Il y avait dans cette église deux confréries : celle du Saint-Sacrement et celle de la Sainte-Vierge.
La rue Saint-André-hors-la-Ville porta, en 4794, le nom de rue Caton-d'U tique; son ancien nom lui fut rendu en 4795.
Plusieurs auteurs ont dit que GuilIaume-le-Conquérant s'était fait transporter dans son palais de Saint-Gervais, où il termina ses jours. L'honorable M. A. Leprevost releva Terreur, en faisant remarquer l'expression d'un auteur du temps, Orderic Vital, qui dit : « Non in domo suâ. » Non dam son palais, mais dans le prieuré de Saint-Gervais. Il ne s'ensuit pas de là que le roi Guillaume n'eut point de palais dans ce faubourg. Tout, au contraire, semblerait indiquer qu'il y en eut un : d'abord la dénomination donnée aux rues du Roi et de la Tour-du-Roi. Non-seulement ces dénominations , mais 4'expression même d'Orderic Vital semble corroborer cette opinion.
Nous avons trouvé, concernant le château de la Motte, situé dans la vallée d'Yonville, une note trop éurieuse pour ne pas la consigner ici.
Cette gentilhommière, du xvi® siècle, située près de l'avenue Mont-Riboudet, est entourée de fossés ; il y avait jadis chapelle, colombier et pont-levis. Nous ne citerons que le sommaire des pièces qui concernent ce petit manoir.
« T. Procédures et entr'autres un réquisitoire du promoteur de l'officialité de Saint-Gervais, exemption de Fécamp, du 20 juin 4664 , touchant les débauches qui se commettaient dans le château de la Motte, vallée d'Yonville, paroisse Saint-
Gervais, qui appartenait aux héritiers de M. Roque, conseiller au Parlement de Rouen ; dans lequel château, il y avait une chapelle, et pour parvenir è Finterdiction d'icelle : information fut faite en conséquence le même jour ; et la sentence de Tofficial de Saint-Gervais, du âS du même mois, qui a ordonné Finterdiction de la dite chapelle et fait défense à tout prêtre d*y célébrer, n'y faire aucunes fonctions sacerdotales, à peine de suspense actuelle, etc. »