‹ Saint Gilles (volume 2)Chapitre 149 sur 253 · Tome II, pp · texte numérisé non relu

Tome II, pp

Sous le titre di Iconographie chrétienne et légendes, les Annales archéologiques, de Didron Ç^), renferment quelques extraits d'un manuscrit de la Bibliothèque de Lille (^); Fun de ces extraits, relatif à saint Gilles, contient l'histoire des

Nous devons ce renseignement, et bien d'autres utilisés au cours de notre travail, à l'obligeance de Mgr, le chanoine Bethune.

(^) N'eus avons puisé ce dernier détail dans la Notice historique sur la statue miraculeuse de la 8^^ Vierge, honorée dans Véglise de N. D. de Finisterre, à Bruxelles, sous le titre de N. D. de Bon-Succès (par M. J. Van Genechten, curé de la paroisse), Bruxelles 1854, p. 1.3. Cette statue, vénérée depuis six siècles à Aberdeen, en Ecosse, fut envoyée, en 1625, à l'archiduchesse Isabelle, gouvernante des Pays-Bas, qui la donua, en 1626, aux Ermites de Saint-Augustin, à Bruxelles; elle a été transférée, en 1814, dans l'église de N. D. de Finisterre.

(^) Tom. xviii, Paris 1858, pp. 82 et suiv.

(-•) N" 16 du catalogue.

deux portes en bois de cyprès^ que le saint abbé, au dire des Actes, reçut du pape, et qui, jetées par lui dans le Tibre, abordèrent miraculeusement au port voisin de son monastère (^). Stilting n'ajoute pas foi à ce fait (^); aussi ne l'avons-nous point consigné dans la Vie de saint Gilles. C'est donc à titre de simple curiosité, que nous insérons ici le passage reproduit par les Annales archéologiques :

Le pape donna à saint Gilles deus tables de Chipre ens esquelles les ymagez des xii apostres esfcoient noblement entailliez, et saint Gilles les fist porter en le rivière de Eome, que on appelle Tibre, et puis les commanda en la garde de Dieu; et, quant il revint à sou abeie, il trouva que les tables estoient près de son abeie arivées, toute secques, saines et entières, toutes seules. Si en rendi grâces à Dieu, qui du péril de la mer les avoit gardées, et il les fist mettre à l'entrée de l'église de son abeie, en le ramembrance du saint siège de Rome (^).

(1) AA. S8. Sept, tom. i, Antverpise 1746, p. 303, 23, 24.

(^) Mira multa narrât, sed pauca credibilia. Neque hoc magis credihile quam multa alia. {AA. 8S. Sept., tom. cit., p. 304, f.)

(^) DiDRON, Annales Archéologiques, tom. xviii, p. 87. Ces lignes nous semblent la traduction libre du passage suivant de la Legenda aurea, de Jacques de Voragine : Romam adiit... duoque ostia cypressina, in quihus sculptœ erant imagines apostolorum, a papa impetrans dimittensque ea in Tyherim divino regimini commendavit... Cumque ad monasterium rediisset, prœdicta ostia in portu invenit et gratias agens Beo, quod inter tôt maris pericula illœsa servasset, ea in liminihus ecclesiœ sum ad decus ecclesiœ et monimentum pacti Romance sedis erexit. (Édifc. D"^ Grsesse, Lipsias 1850, p. 584.)

L'imagination féconde de Guillaume de Berneville s'est emparée de cet épisode et renchérit encore sur la légende. Comme toujours, le poëte normand a dialogué cette scène; il lui consacre 64 vers de sa Vie de Saint Gile (Édit. G. Paris et A. Bos, pp. 104, 105, vv. 3423-3486).

DEENIÈRES NOTES {')

La table alphabétique^ qui termine notre Essai,iaous a coûté plusieurs mois de travail. Dans Fintervalle^ nous avons mis la main sur de nouveaux détails, dont les uns avaient échappé ' à nos premières reclierclies, et dont les autres se trouvent consignés dans des ouvrages, publiés après T achèvement du nôtre. Nous ne pouvions laisser dans Fombre ces détails recueillis à la dernière heure^ et dont plusieurs offrent un grand intérêt.

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