‹ Saint Gilles (volume 2)Chapitre 154 sur 253 · Tome I, p · texte numérisé non relu

Tome I, p

La clochette, conservée dans la chapelle de Notre-Dame de Nuria, porte une inscription, que le marquis de Llio parvint à déchiffrer en partie, en 1755. Cet archéologue y lut, entre autres, les mots : VENI. CREATOR. SPIRITUS. MBN. Nous pensons que MEN est un fragment du mot AMEN, dont l'A initial aurait disparu. D'autres aimeront mieux voir dans ces lettres la première syllabe du mot MENTES, par où commence le deuxième vers de la première strophe du Venij Creator Spiritus, Dans cette hypothèse, la cloche aurait porté pour inscription les vers :

Veni, Creator Spiritus, Mentes tuorum visita,

ou, peut-être même, toute la première strophe de cette hymne. Nous n'osons nous rallier à cette supposition, parce qu'il n'est pas prouvé que le Veni Creator était composé déjà en 618, date de la fonte de la clochette de Nuria. Des érudits, il est vrai, attribuent cette hymne au pape saint Grégoire-le-Grand, mort en 604 (^); mais d'autres, plus nombreux, en font hon-

C) Pp. 376, 377.

Baguez, Le saint Office considéré au, point de vue de la piété, 3= édit., Paris 1880, p. 501.

neur à l'empereur Cliarlemagne, décédé en 814 (^), et quelques-uns lui donnent pour auteur Raban Maur, qui, d'abbé de Fulde, devint archevêque de Mayence, et trépassa Tan 856 {^).

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