‹ Saint Gilles (volume 2)Chapitre 32 sur 253 · V. - YPRES · texte numérisé non relu

V. - YPRES

Le riche dépôt d'archives de la ville d'Ypres renferme un accord conclu, vers 1360^ par devant les échevins de la ville, entre le prévôt et le couvent de Saint-Martin, d'une part, et les membres de la gilde de saint Nicolas, d'autre part (^). Cet accord règle, entre autres choses, les offices à célébrer dans la nouvelle chapelle de la gilde, rue de Boesinghe. Il stipule que les dimanches et jours de fête, les confrères pour-

(^) CoUROUBLE, Histoire de Warnêton, p. 37.

(2) CoUROUBLE, op. cit., p. 173.

(^) Voyez, sur cette gilde, A. Vandenpeereboom, La Gilde de 8^ Nicolas à Ypres, dans les Annales de la Société d'Émulation, 4^ série, tom. i, Bruges 1876-77, pp. 25 et suiv. Item l'Essai de numismatique yproise, du même auteur, Bruxelles 1877, pp. 222 et suiv.

De temps immémorial, cette gilde était exclusivement formée de prêtres séculiers et de clercs. Elle possédait un autel dans l'église de Saint-Martin et un hospice ou maladrerie; c'est dans cette maison que les frères hébergeaient les pèlerins ou d'autres voyageurs, et qu'ils soignaient les malades et les impotents. Une chapelle était annexée à l'hospice; cet édifice religieux se trouvant en mauvais état, la gilde fit construire, vers le milieu du XIV*^ siècle, une nouvelle chapelle à l'extrémité de la rue de Boesinghe.

Le texte de l'accord, dont nous parlons, se trouve parmi les annexes du travail de M. Alph. Vandenpeereboom (Annales de la Société d'Émulation, tom. cit., pp. 52 et suiv., litt. D). M. Uiegerick en a publié un résumé dans son Inventaire analytique et chronologique des chartes et documents appartenant aux archives de la ville d'Ypres, tom. ii, Bruges 1854, pp. 184 et suiv. Cet accord n'est pas daté, mais M. Diegerick croit qu'il fut conclu vers l'année

ront y faire cliaiiter messe, vêpres et matines, mais seulement par leurs deux chapelains, assistés du sacristain; trois fois par an, savoir aux fêtes de saint Gilles et de sainte Anne, et au jour de la dédicace de la chapelle, ils pourront chanter messe, vêpres et matines, avec tous les confrères (^). Un autre acte, en date du 9 Janvier 1442, range la Saint-Gilles parmi les cinq grandes fêtes de la gilde de saint Nicolas (^).

Saint Grilles était donc l'objet d'un culte spécial de la part des membres de cette antique association; nous en possédons une preuve écrite du XIV^ siècle, mais il est à supposer que longtemps auparavant le culte du saint abbé était en honneur chez les confrères.

Q) Item dat sie sullen moghen met al haren hroedersceipe drie waerven sjaers zynghen vespere, mattine ende messe te wat tiden dat zie willen, dat es te verstane zynte Gillis daghe, zynte Annen daghe ende uppe den dach van haren wiehijnghe (A. Vandenpeerbboom, La Gilde de 8^ Nicolas à Ypres, ap. Annales de la Société d^ Émulation, tom. cit., p. 53).

(^) Item ten vyf feesten die sy onderhouden te weten de tivee S* Nicolais daghen, Annen daghe, S* Gillis daghe ende 8^ Thomas daghe voor mide wynter... (A. Vandenpeereboom, op. et loc. cit., p. 59).

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