‹ Saint Gilles (volume 2)Chapitre 51 sur 253 · IL - CHAINEUX · texte numérisé non relu

IL - CHAINEUX

On n'a pu nous renseigner sur l'époque de la construction primitive de l'église. L'ancienne chapelle fut érigée en succursale, en 1730, et reconstruite en 1834.

(0 Lettre du 20 Juin 1871.

(^) Chaineux est tout près de Hervé, et à une lieue de la station de Verviers. Cette localité, bien que formant paroisse, ressortissait, jusque passé

Le maître -autel est dédié à saint Grilles, qui est, à la fois, le titre de l'église et le patron du lieu.

L'église de Chaineux renferme une statue de saint Gilles, en terre cuite, modelée par M. Debra, sculpteur verviétois, qui se fixa plus tard à Paris; elle possède aussi un tableau peint à Rome, en 1849, par M. Jean Renier, de Yerviers, et représentant le saint ermite découvert dans sa retraite par le roi Wamba.

On invoque saint Gilles, avec grande confiance, pour les convulsions, Tépilepsie, les frayeurs des enfants et des adultes.

On vient des environs, pour se faire lire Vévangile de saint Gilles, c'est-à-dire, comme nous le remarquions tantôt, l'évangile de saint Jean : In principio erat Verhum (^), suivi de l'antienne : Bimilaho, des versets et de l'oraison du commun des abbés : Intercessio nos, quœsiimus, et de V asperges.

Il arrive des pèlerins tout le long de l'année, mais ceux-ci affluent surtout pendant l'octave de saint Gilles; on expose alors les reliques du saint abbé.

Il ne se fait pas d'offrandes en nature; les dons se réduisent à quelques menues pièces de monnaie.

Il existe une confrérie sous le vocable de saint Gilles, érigée en 1840, par M. Guillaume, curé de Chaineux, prédé- I cesseur immédiat de M. Dewez.

quelques années, à la commune de Battice; elle en a été distraite, par arrêté royal du 14 Mai 1868, et érigée en commune distincte.

Nous tenons tous nos renseignements de feu M. Dewez, curé de Chaineux, qui nous les avait transmis, le 6 Septembre 1871. Ce digne prêtre est décédé, j le 3 Janvier 1875, après avoir administré sa paroisse, pendant plus d'un quart de siècle; sa nomination à la cure de Chaineux datait de 1848.

Q) " Les peuples, dit le docte P. Le Brun, ont toujours eu une grande

vénération pour l'Evangile de saint Jean De tout temps on a eu dévotion de

se faire mettre le saint Evangile sur la tête pour être guéri de quelque mal. Saint Augustin ne le désapprouvoit pas; de peur qu'on ne recourût à quelque préservatif superstitieux; et le Pape Paul V ordonne dans son Rituel qu'en allant visiter les malades, on mettra la main sur leurs têtes en récitant l'Evangile de saint Jean. " (Explication littérale, historique et dogmatique des prières et des cérémonies de la Messe, tom. ii, Paris 11^77, pp. 672, 673.)

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