BOLDERBERG, SOUS ZOLDER O
Cette église a perdu ses archives dans la tourmente révolutionnaire du siècle dernier; cette circonstance explique Tab-
(^) S'il en est, parmi nos lecteurs, qui désirent de plus amples renseignements sur la fontaine de Saint-Gilles, ils peuvent consulter le volume spécial qui lui est consacré, sous ce titre : Description ou Analise des Eaux minérales ferrugineuses de la Fontaine proche de la Ville de Tongres, où Von prouve qu^elle convient en tous ses points avec celle que Pline a décrite; on raporte V Analise qui en a été faite : on enseigne ses vertus dans la médecine^ tant par la Boisson, que par les Bains et la manière dont il faut s'en servir. Imprimé 1700 et depuis augmenté de tout ce qu''on a écrit sur la Fontaine de Pline, aujou7'd''hui appellée Fontaine de St. Gilles près de Tongres avec quelques observations Declaratoires et les observations de Mr. le Docteur Driesen, Tongrois, Hasselt 1796. Nous avons rencontré un ouvrage flamand, traitant de la même matière, mais dont malheureusement le titre avait été arraché. Ce livre, dont l'impression fut achevée au mois d'Octobre 1796, nous semble sortir des mêmes presses que le précédent, et décéler une origine commune. Nous lisons, à la page 128, que ce fut au commencement du XYIII*^ siècle, que la Fontaine de Pline prit le nom de Fontaine de Saint- Gilles : ... na den oorlog 1700... ivierd deeze Fontyne door haare digt hygelegenheid eener Kerlce aan den R. Mgidius toegeioyd, met zynen naam genoemt, in steede dat menze bevorens voor geene dan die van Plinius Icende.
(^) La commune de Zolder est située à 7 kilomètres E. de Beeringen et 12 N.-N.-O. de Hasselt. Bolderberg est une de ses dépendances.
sence de renseignements sur son origine première. Ce n'était d'abord qu'une chapelle dédiée à saint Job; une tourelle^ encore existante aujourd'hui^ y fut ajoutée en 1776. La chapelle fut démolie en 1834, et remplacée par une petite église, qui devint succursale en 1842.
Le culte de saint Grilles n'existe pas de vieille date à Bolderberg; il j fut implanté par son premier curé, M. Jean Bellefontaine, décédé le 17 Mai 1850, et auquel le curé actuel, M. Nyssen, a succédé. M. Bellefontaine était natif de Tongres; animé d'une grande dévotion envers saint Gilles, et témoin, dès son enfance, des résultats consolants, qu'opérait le culte du saint abbé aux portes de sa ville natale, dans la chapelle de Mulken, il voulut introduire ce culte dans son église, et n'omit rien de ce qui pouvait assurer le succès de son pieux projet. Il se procura une relique de son Saint de prédilection (^), et célébra annuellement, avec tout l'éclat que comportaient ses ressources, sa fête et son octave.
Les efforts de M. Bellefontaine ne sont pas demeurés stériles, et bien que le concours des fidèles ne soit pas aussi considérable à Bolderberg, que dans d'autres localités oii la dévotion à saint Gilles fleurit depuis des siècles, notre Saint y est l'objet de la vénération populaire, surtout dans la première huitaine de Septembre. On expose alors ses reliques, et, chaque jour de l'octave, une messe est chantée en son honneur.
Saint Gilles est invoqué à Bolderberg contre l'épilepsie, les convulsions, les maladies nerveuses et autres.
L'église possède une statue en bois, fort convenable, représentant le Saint, accompagné de la biche traditionnelle.
Marchant sur les traces de son digne prédécesseur, M. le curé Nyssen poursuit avec zèle l'œuvre commencée par lui, et ne néglige rien pour faire accroître la dévotion à saint Gilles et le pèlerinage, qui en est la suite naturelle.
Nous remercions sincèrement M. le curé Nyssen de son intéressante communication, datée du 13 Septembre 1871.
(') Voyez, sur cette relique, tora. i, pp. 356, 357.