II. Sacri corporis translationes et reliquiee
III. Acta S. ^gidii antiqua utcumque, sed fabulis conspersa : ort^ hinc controversias de tempore, quo vixit Sanctus, aliisque cum illo tempore connexis (^).
lY. Prœmittuntur qusedam de abbatia S. ^gidii; tum deciduntur controversiEe mox propositse (^).
Y. Inquiritur, quo tempore floruerit Sanctus, et qualiscumque . vitse ejus chronologia texitur {^).
YI. Examinantur aliqua de Sancto asserta partim in Yita, partim ab aliis scriptoribus (').
Après avoir préparé son lecteur par le Gommentarius prœvius, dont nous venons d'indiquer les grandes divisions, Stilting donne le texte
O Tom. 1, pp. 21 et suiv.
(2) AA. S8. Sept, tom. i, pp. 284-287.
(3) Id., pp. 288, 289.
Id., pp. 289-291.
C) Id., pp. 291-294.
Id., pp. 294-297.
(7) Id., pp. 297-299.
de la première biographie de saint Gilles, sous le titi'e de Vita audore anonymo Il divise cette Vie en trois chapitres, et signale en marge les principales variantes; des observations, sous le titre de Annotata, accompagnent chaque chapitre.
5. Epistola de Sancto -ffigidio Narbonensi pristino Templi Norim-
bergensis Patrono, qua vivo summe reverendo ampUssimo atqite excelleniissimo Domino Jolianni-Conrado Spoerl, ad Divi jEgidii antistlii et Gymnasii ibidem ins'pedori, Parenti optimo, omni qua par est mentis observantia venerand. hoc ipsum antistitis munus D"^ XVII post Trinitatem anno MDGCXXXXIX piis a-uspiciis susceptum ex intimo anima pietatisque affedu gratulatur filins ohsequentisshmis Johannes-Ludovicus Spoerl, 88. Theologiœ et PJiilosophiœ cultor. — Altorfii, ex ofpic. Jgh.- Georgii Meyeri, in-4, de 28 pp.
L'auteur, Jean-Louis Spoerl, était fils de Jean-Conrad Spoerl, pasteur luthérien de l'ancienne église abbatiale de Saint- Gilles, à Nuremberg, et inspecteur des écoles établies dans les bâtiments de l'antique monastère. Comme le titre l'indique, Jean-Conrad inaugura ses nouvelles fonctions le XYII^ Dimanche après la fête de la Trinité de l'année 1749, et ce fut à cette occasion que son fils lui dédia cette étude sur saint Gilles.
Jean Spoerl se plaît à rappeler, dans le préambule de son œuvre, les liens étroits qui le rattachent au nouveau pasteur. L'édifice sacré, auquel son père est préposé, fut élevé en l'honneur de saint Gilles, sur les instances de saint Bernard, par l'empereur d'Allemagne Conrad III (1138-1152) (2); l'auteur croit de son devoir d'écrire quelques pages en l'honneur de l'ancien titulaire de ce temple. Pour s'acquitter convenablement de sa tâche, il a consulté, dit-il, la Légende dorée de Jacques . de Voragine, le Martyrologe de Canisius, le Ménologe des Bénédictins, lo commentaire de Stilting, inséré dans les Ada Sandorum, et les œuvres de Mabillon.
L'écrivain allemand raconte les principaux faits de la vie de saint Gilles; il adopte le système chronologique de Stilting, mais il s'en écarte lorsqu'il attribue au roi visigoth Flavius Ervige, successeur immédiat de Flavius Wamba, la découverte de saint Gilles dans la
(') AA. SS. Sept, tom. i, pp. 299-304. Voyez plus haut, pp. xxiv et suiv.
(-) L'abbaye de Saint-Gilles, à Nuremberg, fondée par Conrad III, en 1140, suivait la règle de Saint-Benoît. Voyez, sur ce monastère, Ussermann, Ge.rmania sacra in provincias ecdesiasHcas et diœceses distrihuta. Episcopatus Iknnhergensis, typis San-Blasianis 1802, pp. 385 et suiv.
forêt gothique; nous développerons plus tard les arguments qui militent contre cette opinion (^).
Spoerl traite aussi du culte de saint Gilles à Nuremberg. Il dit, à ce propos, que l'abbaye portait dans ses armoiries une biche percée d'une flèche, cervam in dorso sagittam liabentem; il dit encore qu'il y avait kermesse à la Saint-Grilles, Kalendis Septemhris enccenia ibi habentur, et reproduit m extenso un vieux cantique, d'après lui, harbarœ lati- 'nitatis, qu'il était d'usage de chanter, en l'honneur du saint abbé, dans l'église du monastère (2).
Nous n'avons pu consulter l'ouvrage suivant, dû à la plume féconde d'André du Saussay :
Opusciilum Chron-HistoricTim de vero sseculo quo clarnit S"' iEgidius Abbas, deque bini Caesarii Arelatensis Episcopi necessaria existentia, Parisiis 1629, in- 4, de 80 pp. Cette dissertation se trouve en tête de VOpusculorum Miscellaneoriim Fasciculus, d'André du Saussay (^).
L'auteur base son système sur l'existence chimérique d'un second Césaire, évêque d'Arles. Il adopte le même système dans son Martyrologium Gallicanum; nous n'aurons pas de peine à renverser le frêle échafaudage, élevé par l'ingénieux écrivain (^).
1. La Vie de S. Gilles Abbé d'Arles en Provence et Confesseur, Tradnicte du Latin, en langue vulgaire, parsemée, et enrichie d'autres exemples, et vertus morales, par R. Aloysius de Lymbourg. Abbé de Sainct Gilles lez Liège. — A Liège, De l'Imprimerie DE Jean Ouwerx, Imp. juré a l'Enseigne S. Ignace. M.DC.XXYII. Avec permission des Supérieurs, in-16, de 169 pp., sans le titre et les liminaires, ainsi que l'Avis au lecteur, l'approbation, la table et l'errata, qui terminent le volume (ensemble 35 pages non chiffrées).
Un des rares exemplaires connus de ce livre appartient à la riche bibliothèque de M. Gustave Francotte, à Liège. Ce bibliophile dis-
(^) Tom. I, pp. 49 et stiiv.
(^) Tous ces détails nous ont été communiqués par notre digne et savant ami, le R. P. Stanislas, du Carmel de Passy-Paris, qui nous a transmis en outre de nombreux extraits de l'œuvre de Spoerl. (Lettres des 13 et 21 Septembre 1874). UEpistola de Sancto Mgidio Narhonensi se rencontre difficilement; la Bibliothèque nationale de Paris en possède un exemplaire.
O Voyez notre tome i, Notes supplémentaires, pp. 482, 483.
(^) Lisez les pp. 17 et sniv. du même tome.
tingud a daigné, sur une simple demande de notre part, nous envoyer en communication ce précieux volume, et l'exposer aux hasards du voyage, dans le but de nous être agréable. M. Francotte voudra bien nous permettre de lui réitérer ici nos plus sincères remercîments. Voici le détail des liminaires du travail d'Aloyse de Lymbourg :
1. Epître dédicatoire de l'auteur à Arnould de Bocholtz, grand prévôt de Liège, Hildesheim et Tongres, conseiller du prince électeur de Cologne, etc. (6 pp.). Cette épître est datée du 25 Août 1627; elle est précédée des armoiries, assez grossièrement gravées, d'Arnould de Bocholtz.
2. " Avant-Propos aux Vénérables et Keligieux Sieurs, Prieur, et Chanoines Réguliers du Collège de S. Gilles en Puble-mont, lez Liège " (9 pp.). En tête figure le blason d'Aloyse de Lymbourg : coupé, en chef d'argent à trois merlettes de sable, en pointe d'azur à une étoile d'argent à six rais (^). Devise : Vlrtute duce. Le blason est surmonté de la crosse abbatiale, ornée de son velmn.