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nard, curé de Saint-Paterne Q), résolut de l'arracher à la pioche du démolisseur et de la rendre au culte. Une souscription, ouverte parmi les habitants de la paroisse, produisit des résultats inespérés et permit de racheter l'antique édifice. Grâce à de généreuses offrandes, d'importants travaux furent exécutés, et cette grange, naguère encore sombre et délabrée, est devenue un pieux sanctuaire, simple, mais gracieux; la bénédiction solennelle en eut lieu le 1" Septembre 1874 {^),
La chapelle de Saint-G-illes-de-la-Plaine est aujourd'hui, comme autrefois, le rendez-vous favori des pèlerins. " Vous serez heureux, j'en suis certain, d'apprendre, — nous écrivait M. de Kerval, le 8 Mai 1875, — que le culte du saint abbé y est solennellement rétabli; des pèlerins y viennent en grand nombre; des grâces ont été obtenues, notamment des guérisons de ♦la peur; des petits enfants ont été soulagés, des personnes ont été protégées d'une manière frappante contre les frayeurs de la mort; S' Gilles est aussi dans notre pays invoqué dans les confessions, et plusieurs prêtres de notre ville (^) ont été témoins à cette occasion de grâces signalées "
M. de Kerval a enrichi son œuvre de diverses prières à saint Gilles, des litanies du Saint et de deux cantiques en son honneur (^). Un Appendice de 96 pages, sur Les quatorze Saints Aiixiliateurs, termine le volume (^).
11. Saint Gilles et son pèlerinage, par Vahhé Pierre-Émile d'Éverlange, Chanoine honoraire de Nimes et de Digne, Curé-doyen de St. -Gilles (Gard).
édition. Avignon, Fe. Seguin aîné, 1876, in-12, de vu, 193 pp., avec une gravure représentant saint Gilles, d'après le tableau de Memlinc, conservé au musée de l'Académie de Bruges ('').
2^ édition. Avec ce sous-titre : Manuel du touriste et des pèlerins, — Avignon, Fe. Seguin aîné, 1877, in-18, de xx, 228 pp.
Sous le titre de Manuel à l'usage des pèlerins, ces deux éditions renferment la neuvaine et les litanies, composées par Mgr. Meirieu,
(') Aujourd'hui curé -doyen de Tuffé, au diocèse du Mans.
(2) DE Kerval, Vie et culte de saint Gilles, 2^ édit., pp. 104 et suiv.
(3) M. de Kerval réside à Alençon.
(^) Cette lettre était accompagnée d'une jolie photographie représentant la statue de saint Gilles, vénérée dans la chapelle de Saint-Gilles-de-la-Plaine- (^) DE Kerval, op. et edit. cit., pp. 109-118. (^) Id., pp. 119-214. Voyez ci-dessus, p. xiii, note 3.
Ç) C'est la gravure qui sert de frontispice à ce volume. Voyez notre tome II, pp. 185, 186.
cvêque de Digne, les prières qu'on trouve dans le livre de M. de Kerval, et divers cantiques. Les éditions postérieures ne contiennent pas ce Manuel.
3* édition. Avignon, Seguin frères, 1878, in-12, de xxxi, 255 pp., avec cinq eaux-fortes, gravées par M. G. Bourges, d'Avignon, et tirées par M. Ch. Delâtre, le célèbre imprimeur aquafortiste de Paris. Ces gravures, admirablement réussies, représentent saint Gilles, d'après Memlinc, la crypte de l'église abbatiale, les ruines de l'ancien chœur, la façade de la basilique et la Maison romane.
4*^ édition. Avignon, Seguin frères, 1879, in-12, de xxxvi, 300 pp., avec les mêmes gravures (^).
5^ édition. Nîmes, imprimerie Jouve, 1880, in-12, de xxxviii, 297 pp., avec six eaux-fortes, savoir les cinq déjà décrites et uite sixième représentant la Vis de Saint-Gilles, d'après MM. Febre et de Yesly, et le plan de la basilique, extrait de V Architecture romane du Midi de la France, par M. H. Eévoil. Cette dernière eau-forte, due au burin de M. Bourges, a été tirée par M. A. Quantin P).
Analysons rapidement cette dernière édition. Voici d'abord le détail des liminaires :
Hommage au pape Pie IX d'un exemplaire de la 1""* édition du livre, et réponse, au nom de Sa Sainteté, par Mgr. Wladimir Czacki, secrétaire de la congrégation des affaires ecclésiastiques extraordinaires, aujourd'hui nonce apostolique à Paris (^). — Lettres épiscopales. Sous ce titre, l'auteur reproduit vingt-neuf lettres, émanées d'archevêques et évêques de France, de Belgique, des Pays-Bas, d'Italie, etc., auxquels il avait fait hommage de son travail; une lettre de M. le comte Armand de Pontmartin clôt cette longue série d'approbations et d'éloges (^). — Dédicace aux fidèles de Saint- Gilles (■^). — Avant-propos {^).
M. d'Éverlange divise son livre en cinq chapitres, sous-divisés à leur tour en paragraphes.
(^) C'est cette édition que nous citons au cours de notre travail; la cinquième paraissait au moment où nous achevions le second volume.
(-) M. le chanoine d'Éverlange prépare la sixième édition de son livre; il a eu l'aimable attention de nous offrir tin exemplaire des cinq premières éditions.
(■■') Saint Gilles et son pèlerinage, 5»^ édit., pp. I-V. C*) Id., pp. vii-xxx.
('^) Id., pp. XXXI, XXXII.
C') Id., pp. xxxiii-xxxviii.
(') Id., pp. 1-32.
Chapitre ii. Rapide propagation du culte de saint Gilles (^). Chapitre m. Décadence du pèlerinage de saint Gilles (-). Chapitre iv. Découverte du tombeau de saint Gilles. — Eésurrection des pèlerinages (^).
La Vis de Saint-Gilles, la façade de l'église, sa description et son symbolisme forment l'objet d'autant de paragraphes.
Appendice au Chapitre v. Quelques notions d'architecture romane, — La Maison romane. — Conclusion (^).
Nous trouvons ensuite : le panégyrique de saint Gilles et un discours pour l'anniversaire de la découverte du tombeau du saint abbé, tous deux prononcés par M. le chanoine d'Éverlange {^y, un cantique, le tableau chronologique des abbés de Saint-Gilles et la succession des curés de l'église paroissiale depuis la révolution française ('^).
Une ample série de documents, de notes et de pièces justificatives couronne ce beau travail (^), vrai modèle du genre, auquel l'Épiscopat catholique, les principaux journaux de France, une foule de Semaines religieuses et de recueils bibliographiques ('•*) ont payé un juste tribut
(^) Saint Gilles et son pèlerinage, 5^ édit., pp. 33-83.
(2) Id., pp. 85-116.
(3) Id., pp. 117-151.
C) Id., pp. 153-176.
(5) Id., pp. 177-195.
(6) Id., pp. 197-231.
(7) Id., pp. 283-290.
(8) Id., pp. 233-282.
(^) Citons quelques journaux et recueils périodiques, qui ont analysé et apprécié le travail de M. le chanoine d'Everlange. l-"^ édition (1876). L'Union de Vaucluse, n° du 31 Août 1876.
Messager de Toulouse, n° du 20 Octobre 1876.
Gazette de Nimes, n° du 4 Janvier 1877. (Feuilleton. Les
Jeudis littéraires, par Emile Longin.) Le Citoyen (de Marseille), n° du 11 Janvier 1877- 2^ édition (1877). La Semaine religieuse du diocèse de Montpellier, Ta9 du 10 Mars 1877 (pp. 509 et suiv.).
Bévue des hihliothèques paroissiales et Semaine religieuse du
diocèse d'Avignon, n° du 24 Mars 1877 (pp. 111 et suiv). Le Monde, n° des 26 et 27 Mars 1877.
3*^ édition (1878). La Semaine religieuse du diocèse de Vannes, n° du 17 Janvier 1878 (pp. 45, 46).
Gazette de Nimes, n» du 15 Février 1878. L'Univers, n° du 25 Février 1878.
Le Dimanche, Semaine religieuse du diocèse d'Amiens, n" du 30 Juin 1878 (p. 508).
d'éloges. Mieux encore que ces éloges, la vogue toujours croissante de cette importante monographie proclame sa valeur, et montre quelle large et consolante part son auteur peut revendiquer dans la diffusion providentielle du culte de saint Gilles (^).
4<= édition (1879). Bihliographie catholique, livr. de Mai 1880, tom. Lxi, Paris 1880, pp. 402, 403.
5*^ édition (1880). La Semaine religieuse de la ville et du diocèse de Nimes, n" du 13 Novembre 1880.
Annales catholiques, publiées sous la direction de J. Chantrel, n" du 7 Mai 1881, tom. xxxvi, Paris 1881, pp. 334, 335.
(') Dans son Répertoire des sources historiques du moyen-âge (tom. i, Paris 1878-1881, col. 879, art. Gilles [Sf]), M. Tabbé Ulysse Chevalier signale un ouvrage italien, intitulé : Vita ed altre notizie storiche di S. Egidio ahhate, protettore délia terra di Palomhara in Sahina, Roma 1800, in-12, de 72 p]). Nous n'avons pu consulter ce volume; M. Chevalier, à qui nous en avions écrit, nous répondit, le 13 Février 1881 : " C'est M. Tabbé Albanès, chanoine honoraire, rue des Dominicaines, 40, à Marseille, qui m'a donné le titre de cet opuscule; j'ai tout lien de supposer qu'il le possède, mais je ne sais s'il le confiera aux hasards de la poste jusqu'à Bruges ".
M. Alexandre Eyssette a publié dans La Vraie France, de Lille (n°* du 27 Septembre au 19 Octobre 1872), un feuilleton sous le titre de : Fondation du monastère et de la ville de Saint-Gilles. Légende des VIP et VHP siècles.
Les grandes lignes de la vie du saint abbé ont été respectées; l'imagination du romancier a fait le reste. L'œuvre se divise en cinq parties, nous dirions mieux en cinq actes, composés des scènes les plus dramatiques :
Première partie. — I. L'anachorète. — II. Le roi Waraba. — III. Le vœu. — IV. Le camp. — V. Le festin. — VI. Le départ.
Deuxième partie. — I. Sept ans après. — II. La bulle de Rome. — III. L'échanson du roi. — IV. Minuit. — V. Les Juifs. — VI. La vision.
Troisième partie. — I. Les Sarrasins. — II. La croix expiatoire. — III. L'anneau d'or. — IV. Le feu. — V. Le parloir. — VI. Le rénégat.
Quatrième partie. — L L'invasion. — II. La fuite. — III. Une redoute gauloise. — IV. Vandalisme. — V. A demain.
Cinquième partie. — I. Un coup de poignard. — II. Le lac mystérieux. — III. Le phalanstère. — IV. Le chêne des Druides. — V. La foi. Conclusion.
Nous rendons hommage au talent de M. Alexandre Eyssette, et à l'habileté qu'il déploie dans la création des nombreuses scènes de son roman; cela ne nous empêche point d'éprouver une médiocre sympathie pour ce genre de composition. Le roman historique, quel que soit son mérite littéraire, est dangereux, parce qu'il tend à fausser l'histoire et expose perpétuellement le lecteur au péril de confondre avec la vérité les fictions nées de l'imagination féconde du romancier.