‹ Saint GillesChapitre 34 sur 57 · La relique donnée par Mgr. Plantier, en · texte numérisé non relu

La relique donnée par Mgr. Plantier, en

3. Les ossements trouvés dans le tombeau du Saint, en 1865 (2).

(^) Mémoire aux fidèles de Saint-OiUes, p. 21.

(^) M. l'abbé Tricliand, dans son Histoire de Vinvention du tombeau de S» Gilles, énumère comme suit les reliques, que possédait Téglise de Saint- Gilles, antérieurement à cette découverte : "1® l'extrémité inférieure d'un péroné; 2° une phalange de doigt bien conservée; 3° l'extrémité inférieure d'un fémur, dont les deux condyles sont très-visibles " (p. 103).

Eépondant à notre demande, M. le curé Goubier nous écrivait, sous la date du 20 Janvier 1872 :

" Le trésor de l'église renferme : 1° une vertèbre du saint corps; 2° quelques fragments trouvés çà et là dans le détritus du tombeau, soit des débris de tibias, cinq phalanges d'un pied, une partie du calcaneum, etc. " Comme on le voit, cette nomenclature n'est pas complète.

Nous lisons dans Les Petits Bollandistes, de Guérin :

" L'église de Saint-Gilles donna des reliques de son glorieux patron à un grand nombre d'églises et de cités, telles que : la métropole de Strigonie, Saint-Sauveur d'Anvers, Saint-Gilles de Bruges, Saint-Gilles de Paris, Saint- Gilles de Bamberg, Saint-Gilles-sur- Vie, Saint-Gilles de Noirmoutiers, Saint- Gilles de Vannes, Saint-Gilles de Saint-Omer, Avesnes, Tournai, Walcourt, Cambrai, Cologne, Prague, Bologne, Kome enfin dans Téglise de Sainte- Agathe. Après avoir ainsi fait part de ses largesses, elle ne possédait plus que quelques parcelles de son corps; mais Mgr. Plantier obtint de Toulouse une relique insigne, dont on fit la translation solennelle dans l'église Saint- Gilles, le 27 Juillet 1862. " (7^ édit., tom. x, Bar-le-Duc 1874, p. 405.)

Cette note ne brille pas par l'exactitude.

1. En la lisant, on croirait que toutes les reliques, qu'elle signale, ont été I transmises directement par l'église abbatiale de Saint-Gilles aux églises indij quées; ce qui est loin d'être vrai. Ainsi, les reliques conservées à Saint=Sauveur

Saint-Gilles, autrefois Ascona. Voyez ce mot (^) .

Saint-Gilles-lez-Bruxelles (Belgique. — Province de Brabant).

Église paroissiale.

Cette église possède deux fragments assez considérables des ossements de son patron, mesurant Fun 80, Fautre 70 millimètres.

La première de ces reliques est fixée, d^une manière permanente, dans le socle d^une statuette de saint Gilles^ exposée au milieu de Féglise, durant l'octave du Saint.

La seconde, qu'on offre à la vénération des fidèles, est enchâssée dans un petit ostensoir en argent massif, entouré de rayons et de nuages, et surmonté d'une crosse traversée d'une flèche. Cette relique, authentiquée une première fois par Jacques Boonen, archevêque de Malines, fut approuvée de nouveau par ses successeurs, les cardinaux Thomas-Philippe d'Alsace (en 1760) et Engelbert Sterckx; elle porte actuellement le sceau de ce dernier prélat, mais ce sceau est caché par un petit couvercle en argent, sur lequel se trouvent gra-

d'Anvers, avaient été vénérées d'abord dans la métropole de Strigonie, et passèrent par diverses mains, avant d'arriver à Saint-Sauveur; la relique de Bruges vient de Buzy, et ce fut un de ses fragments qui alla enrichir, en 1659, le trésor de l'église Saint-Leu-Saint-Gilles, à Paris.

2. La note tend à faire croire que la trop grande générosité de l'église abbatiale de Saint-Gilles la réduisit à une pénurie presque complète de reliques de son patron. La vraie cause de cette pénurie, assignée par l'auteur laimême quelques lignes plus baut, fut la translation du corps de saint Gilles à Toulouse, lors des guerres de religion, en 1562.

3. La relique donnée par Mgr. Plantier, en 1862, n'est pas insigne, mais notable, termes qu'il importe de ne pas confondre.

4. Dans la nomenclature des églises, Strigonie et Saint- Sauveur d'Anvers font double emploi; les reliques que possédait la première de ces églises, passèrent à la seconde. Il n'y a pas à Paris d'église de Saint-Gilles, mais bien une église sous les vocables réunis de Saint-Leu-Saint-Gilles. Il n'a jamais existé, que nous sachions, d'église de Saint- Gilles à Saint-Omer. Il n'y en a pas davantage à Vannes; il existe une paroisse de ce nom dans le diocèse de Vannes (Arrondissement de Lorient).

C) P. 353 et suiv.

vés ces mots : Beliq. S'^ jEgidii Ahh. 1760. Ce millésime indique la date de la confection du reliquaire^ par les soins du curé Dupont (^).

Saint-Gilles-lez-Termonde (Belgique. — Flandre orientale) .

Église paeoissiale.

Un petit fragment des os. L'authentique émane d^ Antoine Triest, évêque de Gand^ et date du 23 Octobre 1653 (^).

Saint-Gilles-sur-Vie (France. — Dép* de la Vendée) {^), Église paeoissiale.

On voyait autrefois dans cette église une statue en argent, renfermant une relique de saint Gilles. Cette relique doublement précieuse ne pouvait écbapper aux mains à la fois impies et rapaces des révolutionnaires; elle a été remplacée, il y a quelques années, par une autre relique du même Saint, que cette paroisse obtint de Tarclievêque de Toulouse (^).

Saint-Gilles (Waes) (Belgique. — Flandre orientale). Église paroissiale.

Un petit fragment des os. Cette relique authentiquée par Févêque Antoine Triest, sous la date du 20 Août 1653, est un don de Philippe de Blyleven, chanoine de la cathédrale de I Saint-Bavon, à Gand (^).

(^) Lettres du E. P. Stanislas, carme déoliaussé, l^"" Septembre 1871, et de M. De Saeglier, curé de la paroisse, 19 Juillet de la même année.

(^) Lettre de M. Beeckman, curé de la paroisse, 20 Juin 1871.

(^) Saint-Gilles-sur-Vie, en Vendée, est le même que Saint-Gilles de Survie, S. ^gidius de Supérvia, comme nous le trouvons constamment désigné dans les bulles des papes et dans les cbartes du moyen âge (Teissonniek, Notice historique sur Saint Gilles, p. 94, en note). Saint-Gilles de Survie se trouve énuméré parmi les dépendances du monastère de la vallée Fia vienne, dans une bulle de Oalixte II, datée de l'année 1120 (Id. p. 70).

('*) Teissonnier, Notice historique sur Saint Gilles, p. 95, j (*) Lettre de M. Stocquart, curé de la paroisse, 18 Juillet 1871. ! Philippe de Blyleven était le neveu de Févêque Antoine Triest. Nommé

Saint-Hubert (Belgique. — Province de Luxembourg).

Oratoiee public de Saint-Gilles (^), et Ancienne église abbatiale, aujourd'hui paroissiale, de Saint-Hubert.

Tbierry I^'"^ abbé du fameux monastère de Saint-Hubert, dans la forêt des Ardennes, bâtit, vers le milieu du XI^ siècle (^), à peu de distance de son abbaye, une église spacieuse sous l'invocation de saint Gilles. Désirant l'enricbir d'une relique de ce Saint, il entreprit un pèlerinage à son tombeau dans la vallée Flavienne, et eut le bonheur d'en rapporter ce qu'il convoitait si ardemment. Le dévot prélat, — dit Dom Romuald Hancar, dans son Histoire du Monastère de Saint -Hubert, — print à ce subjet la peine de se transporter en persone jusqu'au dernier coin de la France, pour tirer quelques reliques de ce sainct Confesseur du Monastère auquel repose son sacré corps " (^).

chanoine de la première prébende royale à la cathédrale de Saint-Bavon, il prit possession de ce bénéfice, le 27 Avril 1629, et le garda jnsqn'en 1636, époque à laquelle il obtint la huitième prébende graduée, du côté droit du chœur; il entra en jouissance de ce dernier canonicat, le 21 Février 1636, et le conserva jusqu'à sa mort, arrivée le 18 Juin 1665. Philippe de Blyleven fit des dons considérables à la cathédrale de Saint-Bavon, et fonda deux anniversaires, l'un dans cette église, l'autre dans celle de l'abbaye de Spermalie, à Bruges, dont sa sœur utérine, dame Bernarde Veranneman, était abbesse. (Hellin, Histoire chronologique des Evêques et du Chapitre exemt de VÉglise Cathédrale de S. Bavon, à Gand, tom. i, Gand 1772, pp. 228, 320, 821).

(}) L'église de Saint- Gilles était jadis paroissiale; elle cessa de l'être en 1809, quand Mgr. Pisani de la Gaude, évêque de Namur, éleva au rang de paroissiale l'ancienne église abbatiale de Saint-Hubert, sauvée de la destruction et rendue au culte par ses soins. Depuis lors, Saint-Gilles n'est plus qu'un oratoire public.

(2) Thierry devint abbé de Saint-Hubert en 1055, et mourut très-probablement en 1087; la construction de l'église de Saint- Gilles se place donc entre ces deux dates (AA. 8S. Sept, tom. i, pp. 285, 286, n.7). L'âbbé Ber. trand, dans son Pèlerinage de Saint-Hubert en Ardennes, Gand 1862, opine pour l'année 1060 (p. 76, en note).

(3) Pp. 188, 189. Komuald Hancar, prieur de l'abbaye de Saint-Hubert, mourut en 1667. Son Histoire forme un manuscrit in-4, de 504 pages, aujourd'hui en possession de M. Félix Lambin, à Saint-Hubert. Nous devons la communication du passage cité, ainsi que beaucoup d'autres détails, à l'obligeance

A son retour^ Thierry fit deux portions égales de la relique qu'il avait obtenue : il déposa Pune dans son église de Saint- Gilles, où déjà il avait établi un prêtre pour la desservir, et garda Tautre, tant pour satisfaire sa dévotion, que pour en enricliir l'église même de son monastère (^). Ces reliques sont aujourd'hui perdues, de même que les lettres, qui en constataient l'authenticité (^).

Saint-Omer (France. — Dép* du Pas-de-Calais). Collège des Jésuites anglais (^),

On conservait dans cette maison un ossement de saint Grilles, os sancti ^gidii Ahhatis Arelatensis; cette relique fut

de M. l'abbé Hallet, anmônier de la maison pénitentiaire et de réforme à Saint-Hubert, si connu par ses travaux sur l'apôtre des Ardennes. (Lettres du 16 Juillet et du 1^^ Août 1871.)

{}) Ces détails sont extraits de la Vita Theodorici Abhatis Andaginensis, insérée par Pertz dans ses Monumenta Germaniœ historica, tom. xiv (Scriptorum xii), pp. 36 et suiv. Yoioi tout le passage : Non longe veto a porta esterions atrii (monasterii Andaginensis) œdificata spatiosa ecclesia, sancto JEgidio eam voluit dedicari; cumque desiderio petendarum de sancti corpore reliquiarum ad Sanctum Mgidium pergeret, per urhein quœ dicitur Trecas iter hahuit... Tandem reversus de itinere, inter cetera prohitatis opéra prudenti admodur)% usus consilio, ut reliquias quas attulerat, in duas œquas partes divideret; quarum unam sihi suœque ecclesiœ retinuit, alteram ecclesiœ sancti Mgidii, ubi sacerdotemipse instituerai, impertiit (p. 50, nn. 22, 23). Stilting transcrit le même passage dans les AA. S8- Sept., tom. i, p. 286, n. 7. — Voyez aussi Teissonnier, Notice historique sur Saint Gilles, p. 111.

(^) " Peut-être, nous écrit M. Hallet, ces reliques ont-elles été placées dans l'autel même de l'église de Saint- Gilles "; notre savant correspondant fait remonter la construction de cette église à l'année 1068.

(^) Voyez, sur ce collège, une belle notice de M. Piers, dans les Archives historiques et littéraires du Nord de la France et du Midi de la Belgique, de MM. Leroy et Dinaux, 2^ série, tom. ii, Valenciennes 1838, pp. 5 et suiv.

En 1763, après la suppression des Jésuites en France, le célèbre hagiographe anglais Alban Butler obtint la présidence de cette maison, et la garda jusqu'à sa mort, survenue à Saint-Omer, le 15 Mai 1773. C'est là qu'il composa l'important ouvrage des Vies des Pères, Martyrs et autres principaux Saints, traduit en français par l'abbé Godescard, cbanoine de Saint-Honoré, à Paris, et qui se trouve aujourd'hui dans toutes les bibliothèques.

Le collège anglais de Saint-Omer fut supprimé, en 1793, après deux siècles d'existence. Les bâtiments, brûlés partiellement en 1826, et restaurés en 1845, servent maintenant d'hôpital militaire.

approuvée, le 26 Avril 1611, avec toutes celles que possédait le collège anglais, par Jacques Blase (Blaseus), évêque de Saint-Omer (^).

(^) Rayssius, Hierogazophylacium Belgicum, pp. 160, 161. — AA. SS. Sept, tom. I, p. 289, n. 22.

Jacques Blase *, plus connu sous le nom latinisé de Blaseus, naquit à Bruges, de parents peu fortunés, vers l'année 1540, et reçut sa première éducation à l'école Bogaerde, en cette ville, où l'on montre encore aujourd'hui son portrait. Après avoir terminé ses études, il entra aux Récollets, et devint successivement gardien, professeur de théologie et provincial de son ordre. Par lettres patentes du 11 Mai 1596, Philippe II le nomma évêque de Namur, et, vers la fin de l'année 1600, il fut transféré au siège de Saint-Omer, qu'il occupa jusqu'à sa mort (21 Mars 1618).

L'évêque Blase passait, à bon droit, pour un des prélats belges les plus zélés et les plus instruits de son temps. En 1615, il dota la ville de Saint- Omer de l'école du Jardin de Notre-Dame, destinée à " élever bon nombre de jeunes fillettes pauvres, et à leur enseigner à lire, à écrire, à coudre et à filer ". Les TJrsulines occupent aujourd'hui les bâtiments de cette école.

Jacques Blase joignait à des connaissances fort variées un talent de parole remarquable; il fut choisi, lui flamand, pour prononcer en français l'oraison funèbre du roi Philippe II, aux obsèques solennelles de ce prince, célébrées en l'église de Sainte-Gudule, à Bruxelles, le 31 Décembre 1598. Ce discours fut imprimé par Rutger Velpius; on en trouve le titre complet, une courte analyse et plusieurs fragments dans l'étude littéraire et bibliographique de M. l'abbé Delvigne : L^oraisorv funèbre de quelques souverains des Pays-Bas, au XVP siècle. Voyez Le Bibliophile belge, tom. xii, Bruxelles 1877, pp. 249 et suiv.

M. Georges Vallée a publié récemment, dans le Bulletin des Antiquaires de la Morinie, (tom. v, Saint-Omer 1872-76, pp. 463 et suiv.), le testament de l'évêque Blase, d'après une copie appartenant à M. Jules Bertin, de Douai. Ce testament, daté du 10 Février 1616, contient une foule de legs, parmi lesquels " à l'escolle dudict Bruges nommé le Bogard, la some de huict cens florins une fois " (p. 465). C'était une dette de reconnaissance payée par l'évêque à l'établissement qui l'avait recueilli, pauvre écolier.

Jacques Blase lègue à la cathédrale de Saiut-Omer sa riche librairie, pour en faire une bibliothèque publique, et tout en stipulant des précautions, qui trahissent la sollicitude d'un bibliophile consommé : " Item, dit-il, je laisse et légate à mon église cathédrale toute ma librairie pour estre conservée et - y pouvoir estudier par mess""' du chapitre et aultres gens de bien et confidents sans pouvoir transporter aulcuns livres hors du lieu d'icelle librairie, n'est soubs récépissé et avecq asseurance de restitution et dont le bibliothécaire en prendra le seing et respondra. Et au regard du surplus que restera de tous mes biens et actions.... donne ung tiers à la fabricque de mon église pour estre employé au plustost à accommoder quelque place afiîn dy mettre

* C'est la véritable orthographe de ce nom, dont on a fait de Blaese, de Blase, 6t même SlaUe. Le prélat écrit, en tête de .son testament : " Je F. Jaecques Blase".

Saint -Riquier (France. — Dép* de la Somme). Ancienne abbaye de Bénédictins (^).

Une relique non spécifiée (^).

Salzinnes (Belgique. — Province de Namur) (^).

Ancienne abbaye de l'ordee de Citeaux (^).

Un grand reliquaire, contenant diverses reliques, en renfermait une de saint Gilles (^).

mad*^ librairie et aclieter quelque revenu pour salaire d'ung bibliothécaire liome d'église assez idoine et capable... " (pp. 465, 466).

Voyez, pour détails ultérieurs sur l'evêque Blase, la Biographie nationale, publiée par l'Académie royale de Belgique, tom. Ii, Bruxelles 1868, coll. 462, 463, art. Blaseus, et surtout Bond den Heerd, m, Brugge 1868, pp. 94, 95, 120.

Ayant à signaler une relique de saint Gilles, authentiquée par Jacques Blase, nous n'avons pu résister au désir de mettre en relief l'une des gloires les plus pures de la ville de Bruges, l'une de nos figures les plus sympathiques et les moins connues.

(^) D'après l'opinion la plus généralement admise, la première origine de cette abbaye remonte à l'année 625. Voyez, sur cette maison, la Gallia christiana, tom. x, Parisiis 1751, coll. 1241 et suiv.; Joanne, Itinéraire général de la France. Le Nord, Paris 1869, pp. 255 et suiv. L'église abbatiale est aujourd'hui paroissiale, et ce qui reste des bâtiments claustraux est occupé par le petib séminaire du diocèse d'Amiens. (Oorblet, Hagiographie du diocèse d'' Amiens, tom. m, Arras 1873, p. 455.)

(^) CoRBLET, Hagiographie du diocèse d'' Amiens, tom. iv, p. 305.

Salzinnes est situé sur la rive droite de la Sambre, au pied de la forteresse qui domine la ville de Namur.

(■*) Salzinnes était une abbaye de femmes. L'opinion la plus probable recule l'origine de cette maison Jusqu'aux premières années du XII^ siècle. Ce serait Godefroid, comte de ISTamur, qui, en 1110, aurait fondé à Salzinnes un monastère de religieuses, vivant sous la règle austère de Cîteaux. Cette abbaye fut longtemps appelée Val-Saint-Georges; plus tard ce nom fut changé en celui de Salzinnes. L'abbaye a été supprimée à la fin du siècle dernier. L'enclos du monastère et quelques parties des anciens bâtiments, qui ont échappé à la destruction, servent actuellement de maison de campagne aux professeurs et aux élèves du séminaire de Namur {Analectes pour servir à Vhistoire ecclésiastique de la Belgique, tom. m, Louvain 1866, p. 187).

Voyez, sur l'abbaye de Salzinnes, la Gallia christiana, tom. m, Parisiis 1725, coll. 601 et suiv.; Les Délices du Bais de Liège, tom. ii, Liège 1740, pp. 299 et suiv.; Galliot, Histoire générale, ecclésiastique et civile de la ville et province de Namur, tom. iv, Liège 1789, pp. 302 et suiv.

(^) Ce détail est extrait d'un inventaire des reliques de l'abbaye de Salzinnes, inséré dans le cartulaire de cette maison, qui repose aujourd'hui aux

Soulac (France. — Dép^ de la Gironde).

Église de Notre-Dame de Fin-des-Terres (^).

Un ancien inventaire des " reliques des saincts et sainctes estant dans Féglize de Soulac mentionne une relique du saint abbé: " Item, des ossements de saint Gilles " (^).

Toulouse (France. — Dép* de la Haute-Garonne).

Ancienne église abbatiale, aujourd'hui paroissiale, de Saint- Saturnin, vulgairement nommée Saint-Sernin.

La majeure partie du corps de saint Gilles repose dans les cryptes de Féglise, depuis l'année 1562, époque de sa translation à Toulouse, motivée par les déprédations sacrilèges des Calvinistes (^) .

Tournai (Belgique).

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