‹ Saint GillesChapitre 45 sur 57 · PREMIÈRE PROPOSITION · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PROPOSITION

Saint Gilles et saint Césaire ne furent pas contemporains

L'opinion qui affirme la contemporanéité de saint Gilles et de saint Césaire repose sur un passage des Actes de saint Gilles, pp. 25-27. — Yaleur historique de ces Actes. La généralité des érudits professe pour eux une médiocre estime, pp. 27-30. — Leurs critiques paraissent exagérées; double écueil à éviter dans l'étude des anciens monuments hagiographiques, pp. 30, 31. — Les Actes de saint Gilles se trompent en faisant du saint abbé un contemporain de saint Césaire, évêque d'Arles, p. 31. — Cette erreur provient de ce que l'auteur a confondu saint Gilles avec un autre abbé du même nom, que saint Césaire envoya à Rome, en 514, avec le notaire Messien, pour défendre, auprès du pape Symmaque, les privilèges de son siège métropolitain, pp. 31-33. — ■ La mission dont Césaire aurait investi saint Gilles, offre un caractère d'invraisemblance si prononcé, que ce fait serait inadmissible, les deux Saints eussent-ils été contemporains, p. 33. — Aucun auteur du YI*", ni même du YII^ siècle, ne parle de saint Gilles et de son monastère; tous les monuments écrits, que cette époque nous a légués, restent muets à l'endroit de l'abbaye fondée par notre Saint; ce silence serait inexplicable, si saint Gilles avait vécu au YI^ siècle, pp. 34, 35. — Cette absence de tout document relatif à l'abbaye de Saint- Gilles, durant la période indiquée, a frappé les partisans de l'opinion que nous combattons; pour se tirer d'embarras, ils ont nié que le saint ermite eût fondé lui-même le monastère, qui porte son nom, et ont assigné à cette maison une origine beaucoup plus récente, pp. 35-37. — Expédient imaginé par Baillet, pour expliquer le titre d'abhé, que porte

Gilles, le compagnon de légation du notaire Messien, qui, aux yeux de cet auteur, forme un seul et même personnage avec notre Saint, pp. 37, 38. — Le Bréviaire d'Arles de 1501, pp. 38, 39.

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