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CHAPITRE VII

Invasion de la Septimanie par les Sarrasins. — Saint Gilles se réfugie, avec ses religieux, au pays des Francs. — Ses relations avec Cliarles-lEartel. — Il retourne à son monastère. — Sa mort.

Les Arabes ou Sarrasins se rendent maîtres de toute l'Espagne, après la victoire de Xérès de la Frontéra, remportée, le 17 Juillet 712, sur Rodéric, dernier roi des Visigoths. Détails sur les Sarrasins, p. 153. — Vers la fin de l'année 719, Zaraa, gouverneur de l'Espagne,

entreprend la conquête de la Septimanie, et s'empare de cette province, dernier débris du royaume yisigoth. Quoi qu'en disent certains historiens, l'expédition de Zama doit être maintenue à la date de 719, p. 154. — Les Sarrasins ravagent la Septimanie; ils pillent et livrent aux flammes les églises et les monastères. Prêtres et moines se dérobent, par la fuite, aux cruautés des infidèles, p. 155. — A l'exemple des moines de Saint-Baudile, saint Gilles abandonne son monastère et se réfugie, avec ses religieux, sur le territoire franc; ce fut dans la Neustrie, paraît-il, aux environs d'Orléans, qu'il abrita sa communauté, pp. 156, 157. — Les Actes rapportent que le Saint fit un voyage au pays franc, et signalent sa présence à Orléans; mais ils assignent à cette excursion un motif autre que l'irruption des Sarrasins dans la Septimanie. Assertions contradictoires de l'auteur des Actes, pp. 157, 158. — En 719, lorsque saint Grilles, fuyant, avec ses moines, devant les troupes de Zama, arrivait en Neu strie, Charles -Martel se trouvait à Orléans ou dans les environs de cette ville. État politique de la France à cette époque, pp. 158-161. — Eapports de saint Gilles avec Charles-Martel; ces rapports sont antérieurs à l'expédition de ce prince contre les Saxons, en 720. Détails curieux puisés dans la chronique de Jean d'Outremeuse et dans l'ancien Bréviaire de Saint-Omer, pp. 161, 162. — La première entrevue de saint Gilles avec Charles-Martel fut-elle provoquée par ce dernier, ou bien le Saint alla-t-il, de son propre mouvement, trouver le prince franc ? La seconde hypothèse est peu probable, p. 162. — Les relations de Charles -Martel avec saint Gilles n'offrent aucun caractère d'invraisemblance. Considérants dont il faut tenir compte, pp. 162, 163. — D'après les Actes, Charles -Martel eut plusieurs entretiens avec le saint abbé, et ce pieux commerce lui valut la rémission d'un péché honteux, dont il n'osait s'accuser en confession, pp. 163, 164. — Ce passage des Actes est l'objet de vives critiques. Hesselius et le P. Madur le déclarent entaché d'hérésie, pp. 164,

165. — Molanus est d'avis que les représentations de l'épisode narré par les Actes ne tombent point sous la prohibition du concile de Trente, qui défend d'exposer dans les églises des images capables d'induire en erreur les ignorants; Jean de Ayala est d'un avis contraire, pp. 165,

166. — Stilting démontre que le passage incriminé peut s'entendre dans un sens parfaitement orthodoxe; au reste, les termes mêmes des Actes suffisent pour écarter le soupçon d'hérésie, qu'on fait planer sur leur auteur, pp. 166, 167. — Opinion de quelques écrivains modernes : l'abbé Godard, l'abbé Pascal et le P. Cahier, pp. 167-171. — Fragment de la chronique rimée de Philippe Mouskés, pp. 172-174. — Passage de la chronique de Jean d'Outremeuse, Ly Myreur des Histors, p. 175. —

Eudes, duc d'Aquitaine, taille en pièces l'armée de Zama, sous les murs de Toulouse (721); à la suite de cette victoire, il reprend sur les Sarrasins la plupart des places, qu'ils avaient conquises dans la Septimanie, pp. 176, 177. — Saint Gilles se hâte de regagner la vallée Flavienne; son monastère n'était plus qu'un monceau de décombres. Charles-Martel relève la maison de ses ruines et mérite ainsi le titre de second fondateur de l'abbaye, p. 177. — Saint Gilles survit peu de temps à la restauration de son monastère; il meurt un dimanche, 1^' Septembre, p. 178. — La fête de saint Gilles est inscrite au l*"" Septembre dans plusieurs Martyrologes et calendriers ecclésiastiques fort anciens. Cette fête fut connue de bonne heure à Bruges, pp. 178, 179. — Il n'est pas possible d'assigner la date exacte de la mort de saint Gilles; l'opinion la plus accréditée place cette mort entre les années 720 et 726. Dates diverses fixées par les auteurs, pp. 179, 180.

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