‹ Saint GillesChapitre 7 sur 57 · POUR LA COMPOSITION DE CE TRAVAIL · texte numérisé non relu

POUR LA COMPOSITION DE CE TRAVAIL

Pour tout auteur qui s'occupe d'Mstoire aujourd'hui, c'est une nécessité indispensable de faire connaître avec précision les documents sur lesquels ses récits reposent.

Dom PIOLIN (1)

Le nombre de volumes consultés au cours de nos recherclies dépasse les deux mille. Nous inspirant des paroles d^un savant bénédictin^ paroles qui servent d^ épigraphe à ce chapitre, nous avons indiqué, avec un soin scrupuleux, le titre complet et Fédition de chaque ouvrage cité, le lieu et la date de son impression, la page et au besoin la colonne du livre signalé.

Nous ne sommes plus au temps où Tindulgent lecteur, croyant T historien sur parole, s'inquiétait peu des sources où celui-ci avait puisé ses renseignements; quiconque aujourd'hui lit un ouvrage d'histoire ou d'érudition, revendique le droit de contrôler la vérité de chacune des assertions qu'il renferme. Ce droit est incontestable, et il est du devoir de tout écrivain consciencieux d'en faciliter l'exercice, par des indications bibliographiques aussi exactes et aussi nombreuses que possible; ce devoir, nous avons tâché de le remplir.

Dans l'introduction de l'œuvre admirable consacrée à la réhabilitation des ordres monastiques^ M. le comte de Montalembert écrivait :

(},) Bibliographie catholique, tom. Lxi, Paris 1880, p. 186.

" On me permettra d^affirmer qu'il est impossible de pousser plus loin la rigueur du scrupule, en ce qui touche à l'exactitude des reclierclies. Chaque mot de ce que j'ai écrit a été puisé aux sources, et si j'ai cité souvent un fait ou une expression provenant d'un auteur de seconde main, ce n'a jamais été sans en avoir attentivement vérifié l'origine ou complété le texte. Telle date, telle citation, telle note en apparence insignifiante m'a coûté des heures... de travail. Je n'ai su ni me contenter de l'à-peu-près, ni me résigner à rester dans le doute, tant que toute chance d'arriver à la certitude n'a pas été épuisée. C'est une tâche ingrate et pénible, mais qui finit par avoir son attrait, et qui devient une habitude dont il est impossible de s'écarter" (^).

Nous croyons pouvoir, sans présomption aucune, nous rendre le même témoignage.

Il serait fastidieux et inutile de reproduire ici les titres de tous les ouvrages consultés. Nous nous bornerons à faire le relevé des principales sources de notre essai hagiographique, c'est-à-dire, de tous les travaux, tant anciens que modernep, traitant ex professa de saint Grilles et de son culte. Prosateurs et poëtes se sont exercés sur ce sujet; nous parlerons des uns et des autres.

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