‹ Saint Gilles et son pèlerinageChapitre 3 sur 81 · XVI · texte numérisé non relu

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graad patron de votre paroisse, piété que vous réussirez parfaitement à inspirer à vos lecteurs.

Je m'associe aux vœux que vous exprimez dans la conclusion de votre ouvrage, tout en vous souliaitant que le grand Saint dont vous vous êtes fait le panégyriste, veuille bien vous combler de ses faveurs particulières, vous personnellement ainsi que la paroisse que vous dirigez.

Permettez-moi aussi, Monsieur le Chanoine, de vous demander une prière sur le tombeau de saint Gilles pour ce pays de Luxembourg, la patrie de vos illustres alenx et pour

Votre très-humble affectionné et reconnaissant serviteur,

+ Nicolas,

Év. de Luxembourg >

Nîmes, le 6 novembre 1877.

Mon cher Curé,

Les lettres de mes vénérés collègues attestent assez haut Tintérét puissant qui s'attache aux pè«

lerinages de saint Gilles et le service que vous rendez au pays en essayant de les rétablir.

Que Dieu bénisse ce livre, qu'il favorise vos nobles projets ft qu'il vous donne de voir auprès du tombeau du Saint encore plus de fidèles que le portail de l'antique abbatiale n'attire d'amateurs et de curieux.

Les pages que vous avez écrites portent avec elles leur édification.

Je m'explique très-bien que l'enthousiasme de votre piété n'ait pas toujours été contenu dans les bornes d'un simple récit.

On doit pardonner au curé de St-Gilles de chanter quand il parle en présence du plus beau monument que l'architecture romane ait laissé dans notre midi. Vous prêchez même en plus d'un endroit, mais personne ne s'en plaindra, car on retrouve partout l'élan de la foi et la générosité du cœur.

Agréez, avec tous mes remerciments, l'expression de mes plus affectueux sentiments en N.-S. J.-G.

t Louis, Év, de Nimes^ UzU et Àlais.

— XVttl —

Les Angles, te H janvier (817.

Monsieur le Chanoine et cher confrère,

Je me reprochais depuis longtemps de ne pas vous avoir écrit au sujet de votre belle monographie mv Saint QiUes^ePsonpéktitMge.^'Bmais il n*y eut d'harmonie plus parfaite entre l'auteur et le'sujet. Vous ôiie^&dighe'd'apprécier lismotmnient oonâè à votre gardu», "ètv^n 4'étudiant avec la passion d'un artiste et la foi d'un prêtre, de grouper autour de vous quieonqrte ifest pas insensible <aux chefs-d'œuvre de l'art* chrétien.

Aujourd'^iui i-apprends -avec unvif plaisir le succès de votre ouvrage, et,*«iien'aipas eu l'honneur dYtîontribuer^je comprends du moins tout-e lajoie que doit vous ^auàer ce succès si légitime. C'est, Dieu merci! un sentiment bien meilleur que le vul' gaire amouïr-propre d'auteur, c'est la certitude d^avoir fait une bonne œuvre et d'avoir ravivé dans l'âme de vosparoissiens, comme dans celle de nombreux pèlerins, le souvenirdu saint patron de votre église et le goût de tous ies merveilleux détails qui se rattachent à, son histoire. Un homme à qui ses

adversaires eux-mêmes n'ont jamais contesté ieti" tre de grand artiste et de grand écrivain, M. de Montalembert, me disait un jour que là littérature et Tart contemporains échapperaient à. leur déca« dence s'il y avait dans toutes les localités remarquables, auprès de tous les berceaux d'une légende ou d'une tradition édifiantes, un homme capable de disputer à l'oubli ces trésors, de cueillir pieusement ces reliques et de les remettre en lumière avec une grande sincérité de sentiment et de langage. C'était, à ses yeox, une sorte de décentralisation catholique, la meilleure de toutes, et il suffit, pour lui rendre justice et hommage, de voir où nous ont conduits les méthodes contraires. Vous avez réalisé avec un rare bonheur, Monsieur le Chanoine et cher confrère, ce que désirait ou regrettait rillustre auteur des Moines d'Occident. Que ne suis-jeplus jeune et plus valide? St Gilles et son digne biographe auraient eu déjà ma visite, et vous m'auriez aidé à mieux admirer tous les détails de votre église, que vous avez si heureusement transportés dans votre livre. Quoique vous soyez bien au-dessus de la gloriole humaine, laissez moi vous dire, en finissant, que votre nom est désormais associé à celui du grand saint qui vous a si bien ins-

pire. Vous ne sauriez avoir ni meilleur compagnon dans ce monde, ni meilleur patron dans le ciel. Priez-le, s'il vous plait, pour notre pauvre France qui expie si cruellement le sort d'avoir voulu rompre avec toutes les croyances et toutes les poésies de son passé.

Priez-le aussi pour ceux qui vous honorent et vous aiment, et veuillez compter au premier rang le vieux critique qui , malgré ses habitudes de chicane et de maussaderie, parlera de votre livre comme tout le monde.

Agréez aussi, Monsieur le Chanoine et cher confrère, le sincère témoignage de ma respectueuse amitié.

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