‹ Saint Gregoire le Grand [microform]Chapitre 26 sur 85 · I. J. i35a, i^p juin SgS · texte numérisé non relu

I. J. i35a, i^p juin SgS

Le budget du pape a donc à sa charge les dépenses propres de l'Eglise et par surcroît celles de la République, la solde des troupes, rapprovisiônnement de la population, et les tributs à payer aux Lombards. L'évêque de Rome fait figure de banquier du basileus, à cela près qu'il n'est jamais remboursé de ses avances.

Ne nous étonnons pas que Grégoire n'ait pas été un pape bâtisseur, lui que nous voyons si souvent se lamenter des ruines au milieu desquelleis il vit à Rome même. Son prédécesseur, Pelage II, a rebâti la basilique de Saint-Laurent hors-les-murs, telle que nous la voyons encore (abstraction faite des regrettables remaniements du temps d'Honorius III) : cette basilique de Pelage II est un des plus beaux monuments de l'art chrétien romain, pénétré dès lors par les inspirations byzantines. Quel éclat l'architecte inconnu de Saint-Laurent aurait pu ajouter au pontificat de Grégoire, si Grégoire l'avait employé! Mais nous voyons seulement le pape faire venir du Bruttium des poutres pour la basilique de Saint-Pîérre et pour la basilique de Saint-Paul : on répare des charpentes défaillantes!

Cependant le Liber pontificalis mentionne de saint Grégoire un ciborium d'argent pour l'autel de Sàintr Pierre, et pour le tombeau de l'apôtre une décoration dans laquelle on n'employa pas moins de cent livres de l'or le plus pur*. Il n'est rien de si exposé à disparaître, et à disparaître vite, que des œuvres pareilles!

Ce serait tout ce que le Liber pontificalis attribue

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