‹ Saint Gregoire le Grand [microform]Chapitre 27 sur 85 · I. Lib. pontif. 1. 1, p.'3i3, n · texte numérisé non relu

I. Lib. pontif. 1. 1, p.'3i3, n

à Grégoire, s'il ne mentionnait qu'il procéda à la dédicace (en Sgi ou Sga) d'une église du quartier de la Suhurra, église qui avait appartenu longtemps aux Goths ariens et avait été décorée de mosaïques payées par un des leurs, Ricimer, consul en 459, l'église de Sainte-Agathe des Goths. Nous savons que cette église qu'il avait reconciliée x était chère à la dévotion de saint Grégoire. Il réconcilia de même une petite église de Saint-Sé vérin, « à côté de la domus Merulana, dans la IIP région » , église elle aussi longtemps occupée par la « susperstition arienne » (J. laaS).

Ce que Grégoire fit de grand et de durable pour les, églises de Rome, c'est d'y prêcher des homélies que nous lisons encore*.

Il estimait que prêcher était un des premiers devoirs d'an évêque. Prêcher, c'était pour lui prêcher « inter sacra missarunt solemnia y) , et prêcher de préférence

I. Sur la foi de Jean Diacre (II, 18), on répète que Grégoire

(t stationes per basilicas vel beatorum martyrum coemeteria...

ordinavit ». Le Cornes de Wurzbourg (vii<î siècle), où sont

mentionnées toutes les stations romaines, peut représenter

l'usage contemporain de Grégoire. Quant à l'institution des

stations (soit du propre du temps, soit des fêtes de martyrs),

elle est antérieure au pape Hilarus (46 1-468). Voyez Lib. pontif. 1. 1,

p. 246. Elle peut en principe remonter au iii^ siècle, comme

l'a montré P. Kirsch, Die Stalionskirchen (1926). — Sur l'attribu-

I tion à saint Grégoire du « chant grégorien «, voir R. vanDoBBN,

! Etude sur l'influence musicale de l'abbaye de Saint-Gall (192 5).

i C. Caixewaert, « De origine cantus gregoriani », Ephemerides

I liturgicae, iQiSj p. 97 et 161, tâche de répondre aux objections

I deDom van Doren. Pour les retouches de Grégoire à l'ordinaire

de la messe, voyez P. Batiffol, Leçons sur la messe (1927),

p. 219, 277, 281. Sur la part de Grégoire dans l'établissement

du « sacramentaire grégorien », voir les observations de

E.B18HOP, Le génie du rit romain, trad. Wilmart (1920), p. 52-54.

Les kuit hymnes attribuées à Grégoire n'ont aucune authenticité.

sur l'évangile du jour. Dès SgS, il crut devoir publier un recueil de quarante homélies sur l'Evangile, sans suite didactique et dans l'ordre même où il les avait prêchées. Quarante homélies pour plus de deux ans, ce n'est pas tout ce qu'a dû prêcher Grégoire au cours de ses premières années d'épiscopat; on devra regretter davantage encore que nous n'ayons rien des années qui ont suivi. Dans la lettre à Secundinus, évêque de Taormina, qui sert de prologue au recueil des quarante homélies sur l'Evangile, Grégoire nous apprend que ses homélies ont été parfois dictées et qu'il les a fait lire ensuite par un notaire au peuple assemblé, empêché qu'il était lui-même par ses crises d'estomac qui le rendaient aphone. D'autres fois, il les a prononcées devant le peuple et elles ont été sténographiées. Il se plaint que de ces sténographies aient été répandues avant qu'il ait eu le loisir de reviser son texte. Il compare avec bonhomie cet empressement à celui de faméliques qui se jettent sur les viandes avant qu'elles ne soient cuites à point. Il envoie à Secundinus un exemplaire en deux volumes (codices) '. il a fait déposer dans le scrinium de la sainte Eglise romaine l'exemplaire authentique auquel on pourra recourir quand on voudra être sûr du texte 1.

On pourrait appliquer à l'éloquence de saint Grégoire ce qu'il dit quelque part en propre du vêtement : « La tunique nous est de plus d'usage que le pallium. » Il ne faut pas chercher dans les homélies de Grégoire la noble tenue de celles de saint Léon ; elles ont en

I. Voyez G. Pfeilschifter^ « Die authentîsche Ausgabe der Evangelien-Homilien des Gregors des G. » dans les Ferôffentlichungeii, t. I (1900) du séminaire d'histoire ecclésiastique de Knoepfler, à Munich.

-L'AVÈNEMENT DE SAINT Grégoire: 71

revanche un laisser-aller, une simplicité, une familiarité, que saint Léon ne connaît pas : les deux genres s'excluent.

Grégoire ne craint pas de parler à ses auditeurs de sa santé qui est misérable :

« L'été, qui est tout à fait contraire à mon corps, m'a empêché depuis bien longtemps de vous parler sur l'Evangile. Mais si ma bouche s'est tue, ne pensez pas que ma charité se soit refroidie. Ce que je dis là, chacun de vous le sait bien par expérience : il arrive que la charité, au milieu des occupations qui l'encombrent, est toute brûlante dans le cœur et cependant ne se montre pas dans les actes : le soleil couvert par les nuages ne se montre pas à la terre^ sans cesser d'être ardent dans le ciel... Voici revenue l'opportunité de vous parler, votre empressement m'enflamme, et j'ai d'autant plus de consolation à vous parler que je sens vos âmes attendre avec plus d'impatience ma parole n (II, xxxiv^ i).

Rien que cet exorde donnerait une idée de l'éloquence de Grégoire, sans apprêt, facile, cordiale. Aucune éloquence n'est plus près de l'auditoire auquel elle s'adresse.

« Nous voyons, frères très chers^ combien vous êtes venus nombreux à ta fête du martyr (saint Pancrace). Vous êtes là à genoux, vous vous frappez la poitrine, vous dites à haute voix des paroles de prière et de confession, des larmes coulent sur vos visages. Mais pesez, je vous en conjure, vos demandes, examinez si vous demandez au nom de Jésus, je veux dire si vous demandez les biens du salut... Hélas! celui-ci demande à Dieu une épouse, celui-là une villa, cet autre un vêtement, cet autre de quoi manger,... et en voici un qui demande à Dieu la mort de son ennemi » (il, xxvii, 7).

De pareils traits, plaisants ou incisifs, sans amertume, nous découvrent le romain moyen d'alors, dévot, sensible, violent. Ajoutons : sociable. « Si quelqu'un d'entre vous, mes frères, se rend au forum ou peut-être

au balaeum, et qu'il rencontre un oisif, il l'invite à venir avec lui. Que votre conduite quotidienne vous instruise, et, puisque vous allez à Dieu, tâchez dé n'y pas aller seuls » (I, vi, 6). Ily a encore à Rome des thermes, il y a toujours un foram, il y a toujours des oisifs.

Point de considérations dogmatiques de grande envergure, qui passeraient par-dessus la tête de ces braves gens. L'évangile du jour résumé d'abord dans sajettre. Puis, expliqué dans ce qu'il signifie, car il renferme souvent un mystère, la lettre ou hisioria s'épanouit en allégorie. Il renferme aussi une moralîté, dont nous avons à nous faire l'application. Grégoire s'attache de préférence à cette leçon morale, il entend convertir ses auditeurs, les fixer dans la voie du salut et dans la perspective de l'invisible.. Le Sauveur a dit à ses apôtres : « Allez, prêchez, et dites que le royaume des cieux approche », et c'est le programme aussi de Grégoire.

« Cela, mes très chers frères, quand l'Évângile le tairait, ce monde le clame. Car ses ruines lui servent de voix. Meurtri par tant de coups, il est déchu de sa gloire, et il nous montre un autre royaume qui vient, qui est tout près. Le inonde présent est amer pour ceux-là mêmes qui l'aiment. Sa' caducité nous prêche que nous ne devons pas l'àimér. Si votre maison ébranlée menaçait ruine, vous qui l'habitez, vous prendriez la fuite. Vous l'avez aimée quand elle était debout, vous vous hâteriez de déloger à l'heure qu'elle s'écroule. Si donc, quand le inonde s'affaisse, nous l'aimons encore et l'étreignons, c'est que nous voulons périr avec lui... Qu'il est facile^ au spectacle dé la destruction de tout, de détacher noire âme de l'amour du monde », et combien est-ce plus facile qu'au temps des apôtres^ que le Sauveur envoyait prêcher l'invisible royaume des çieux, « alors que l'on voyait prospérer en long et en large tous les royaumes de la terre » (I, it, a)!

Tel est le pathétique de saint Grégoire, court de vue évidemment, puisque le monde ne touchait pas à sa fin, mais émouvant tout de même de l'émotion d'un romain qui avait aimé tant de grandes choses dont il sentait que la décadence était irrémédiable.

Après tout, Grégoire sait bien que le chrétien vit dans le présent et que le prédicateur doit l'amener à la pratique immédiate de là vertu. Grégoire est un moraliste pénétrant et pressant, il n'a cure de décrire les infirmités, il veut les guérir tout de suite. Son zèle s'exprime en maximes qui dédaignent d'être châtiées ou élégantes, et qui ne visent qu'à être comprises. Il s'en faut cependant qu'elles soient banales, qu'elles soient déclamatoires, et leur simplicité, avec sa sincérité absolue, donne toujours à réfléchir.

« Mes frères, quand vous faîtes le bien, rappelez toujours à votre mémoire ce que vous avez fait de mal, afin que, considérant avec sérieux vos fautes, vous ne vous réjouissiez pas étourdiment de vos bonnes actions. Que chacun s'étudie à être grand, mais qu'il ignore s'il l'est, de peur qu'il ne perde la grandeur qu'il s'attribuerait arrogamment... Le bien n'est rien, s'il ne s'accompagne d'humilité... En tout, mes frères, tenez que l'humilité est la racine du bien. Fixez votre regard, non pas sur ceux que vous dépassez, mais - sur ceux qui vous dépassent encore, afin que, vous proposant en exemple les meilleurs, vous puissiez par l'humilité vous dépasser constamment vousmêmes » (I, TII, 4).

Ce moralisme est assurément la meilleure part de l'éloquence de Grégoire, Il faut y faire une place à un autre élément caractéristique : Grégoire aime instruire son peuple par des histoires capables de l'édifier. Il a des histoires de missionnaire ! Il raconte là mort terrifiante du mauvais riche Chrysaorius, par

exemple (I, xii, 7), ou la mort consolante de ce ServqIus, « que beaucoup d'entre vous avec moi ont connu » , et qui habitait « dans la portique par où passent les gens qui vont à l'église de Saint-Clément » (1, XV, 5). Ce sont des mirabïlia, ils n'étonnent pas l'audiloire, qui aime ce surnaturel- familier, et Grégoire l'aime plus encore, on le verra bien à ses Dialogues.

Les quarante homélies que nous avons ainsi de lui sur l'Evangile ont été prononcées dans des églises dont le nom est inscrit en tête. Neuf dans la basilique de Saint- Pierre, une dans la basilique de Saint-Paul, six dans la basilique de Saint-Jean (de Latraii) « quae dicitur constantiniana », deux dans la basilique de Sainte-Marie (Majeure), une dans la basilique de Saint-André (construite par le pape Symmaque et contiguë à Saint-Pierre), une dans la basilique des Saints-Apôtres Philippe et Jacques, une à Saint- Etienne (au Caelius), deux à Saint-Clément, une à Saints-Nérée-et-Achillée, une à Sàints-Pierre-et-Marcellin (m Merulana), une à Saints-Jean-et-Pàul (au Gaelius), une à Sainl-Silvestre (église reconstruite par le pape Symmaque sous le vocable cjonjoint de notre saint Martin, aujourd'hui Saint-Martin des Monts); puis, hors lés murs, une à Saint-Sébastien, quatre à Saint-Laurent, deux à Sainte-Agnès, une à Sainte-Félicité (yia Salaria), une à Saint-Félix [(fia Aurélia)^ une à Saint-Pancrace [yia Aurélia), une à Saints-Processus-et-Martinianus {yia Aurélia), une à Saint-Mennas {yia Ostiensis). Trente-neuf homélies au total, car l'honiélie XVII doit être mise à part, qui a été prononcée devant une assemblée d'évêques, au Latran.

L'homélie VIIT, prêchéc dans la basilique de la

bienheureuse Vierg-e Marie, est une homélie pour Noël. « Nous ne pouvons pas vous parler longtemps sur l'Évangile qui vient d'être lu, dit le pape, parce que, par une largesse du Seigneur, nous célébrerons aujourd'hui trois fois la messe solennelle » (VIÏI, i). L'homélie XXI, prêchéè dans la même basilique, est une homélie pour le jour de Pâques. L'homélie X, prêchée à Saint-Pierre, est pour l'Epiphanie. L'homélie XXX, à Saint- Pierre encore, est pour la Pentecôte. La Septuagésime nous mène à Saint-Laurent (XIX), la Sexagésime à Sàint-Paul (XV), la Quinquagésime à Saint-Pierre (II), le premier dimanche de Carême à Saint-Jean de Latran (XVI). Le pape prêche pendant la semaine de Pâques, il prêche encore le dimanche de l'octave de Pâques. Il y a aussi des dimanches d'Avent, des dimanches de Carême, des dimanches après Pâques, des jours de Quatre-Temps. Il y a enfin les fêtes de saints, au jour de leur natale : il en est ainsi pour saint André, pour les saints Nérée et Achilléé, pour sainte Félicité, pour saint Silvestre, pour sainte Agnès, pour saint Sébastien... Parfois la course est longue et la route pénible : le jour où Grégoire prêche à Saint-Mennas, il dit à son peuple : « Comme nous voilà bien loin de la ville, comme je ne veux pas que nous rentrions trop tard, il faut que j'abrège mon sermon... Cet été a été tout trempé de pluies d'hiver » (XXXV, i).

Nous n'avons pas d'homélie de lui pour le natale de saint Pierre et de saint Paul, qui a inspiré si magnifiquement saint Léon. Les actes des martyrs dont il célèbre le natale sont des sources qu'il ne néglige pas, témoin l'usage qu'il fait des actes de sainte Félicité (III), mais pareils actes sont rares, et c est de l'Evangile du jour avant tout qu'il veut entre-

tenir ses auditeui's. Les homélies sur rEvangile ne mentent pas au titre qu'il leur a donné. Elles méritent la destinée qu'elles ont eue de devenir des modèles de l'éloquence pastorale et de là prédication liturgique, et « l'un des livres les plus lus et les plus vénérés de tout le moyen âge* ». ,

Le récit de l'avènement et des débuts de saint Grégoire ne prend tout son caractère que si on le replace dans la condition tragique que les Lombards font à Rome et à tout ce qui relève encore du basileus. La lettre du pape Pelage II, 4 octobre 584, appelant au secours l'empereur Maurice et lui représentant, avec quelle émotion ! le péril de Rome, pourrait être écrite encore par son successeur Grégoire. L'exarque Smaragdus a obtenu des Lombards, en 586, une trêve que son successeur Romanus, en 589, n'a pas voulu renouveler. Le basileus ne peut pas entreprendre en Italie d'opération de grande envergure; en même temps il s'obstine à ne pas traiter, par peur d'abandonner ce qu'il a perdu. Rome est serrée p^r le duc lombard de Spolète, Ariulfe, tandis que le duc lombard de Bénévent, Arogis, menace Naples : l'exarque cependant se tient coi dans Ra venue. Grégoire écrit à l'évêque de Ravenne Jean (juillet 592) :

« Si à tant de lettres de votre béatitude je n'ai rien répondu, n'en 'accusez pas ma paresse, mais attributez-Ie à ma langueur, parce que, pour mes péchés, au moment où Ariulfe, aux portes de Rome, tuait et décapitait, j'ai été atteint d'une telle

I. J. DE Ghellinck, Le mouvement ihéologique du XII* siècle (1914), p. i5.

tristesse que je suis tombé dans une crise de bile. Je m'étonnais que la sollicitude bien connue de votre sainteté ne put rien pour cette ville (de Rome) et pour mes besoins. Vos lettres m'ont' appris que vous vous employiez avec zèle, mais que vous n'aviez personne sur qui agir. C'est à mes péchés que. j'attribue que celui que cela regarde se dérobe à se battre contre nos ennemis, et nous interdit de faire la paix » (J. irgS).

Ces derniers mots visent l'exarque de Ravenne, le patrice Romanus, et dénoncent sa politique entêtée et infirme : ni guerre, ni paix. Grégoire voudrait au moins une trêve. Il conjure l'évêque de Ravenne de suggérer à l'exarque de traiter avec Ariulfei, « parce que la garnison a été retirée de la ville de Rome, l'exarque le sait bien, et que les Theodosiaci^ qui étaient restés ici, faute de recevoir leur paie, consentent à peine à monter la garde sur les murs. Comment Rome, destituée de tout, pourra-t-elle subsister, si elle n'a pas la paix »? Que du moins l'exarque laisse Grégoire négocier avec Ariulfe et obtenir de lui des conditions acceptables, dût-on y mettre le prix (J. 1198). .

Entre temps, Grégoire veille à défendre Rome et à lui donner de l'air. Il s'adresse aux magistri militum qui ne reçoivent de directives de personne, semble-t-il, et se tournent vers lui comme vers un chef. Il écrit à l'un d'eux, Velox, qui est du côté de Pérouse, d'envoyer à Rome quelques soldats et de les exhorter « ut parati sint ad laborém », de se concerter avec deux autres magistri militum, Maurilius et Vitalianus, et de faire ensemble tout ce qu'ils pourront « pro utilitate reipublicae » ; et, si Velox surprend quelque mouvement d' Ariulfe en direction de Ravenne ou de Rome, de tomber sur ses derrières et de bien besogner,

I. Thcodosiaci, une légion qui porte le nom du fils aîné de l'empereur Maurice. Ewald^ t. I, p. 145.

<( sicut decet çiros fortes laborate »*. A la nouvelle qu'Ariulfe marche sur Rome, où il s'est promis de verser le sang pour le natale de saint Pierre, Grégoire écrit à Maurice et à Vitalianus : qu'ils fassent ce qu'ils pourront au moins pour lui couper toute retraite^. Lui-même, il donne à Naples un gouverneur militaire, « Constantium tribunum custodiae civitatis deputavimus praeesse », et il écrit à la garnison de le reconnaître et de lui obéir, rappelant que « l'obéissance est entre autres mérites la louange suprême de l'armée, l'obéissance au service de la République »3, Il envoie à Nepi Leontius et écrit au clergé,^ à Vordo et à la plehs de Nepi qu'il a confié à ce vir clarissimus la défense de leur ville et la responsabilité des intérêts de la République*. Evêque, il pourrait limiter sa mission aux Églises et aux âmes, mais il déborde sa mission, en romain attaché à ce que contient pour lui de passé et d'ordre, de légitimité et de civilisation, le vieux mot de République. II. usurpe sur l'exarque, mais l'exarque est défaillant, et le salut public justifie cette dictature spontanée de l'évêque de Rome.

Rome cette fois ne tomba point aux mains du duc de Spolète Ariulfe, qui se retira inopinément^. Mais les Lombards reparurent l'année suivante (SpS), et à leur

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