‹ Saint Gregoire le Grand [microform]Chapitre 36 sur 85 · J. 1272, septembre SgS · texte numérisé non relu

J. 1272, septembre SgS

soumis à Grégoire, On ne peut, voir là un appel, mais le pape à ce propos parle d'appel à Rome comme d'un droit de la partie condamnée, « ad sedem aposto^ licam appellatur ». Dans le cas de Pompeius, il refuse de se prononcer, car, dit-il, en une affaire douteuse il est indécent de porter une sentence certaine : « Grave est satis et indecens ut in re duhia certa dicatur sententia »i.

Il y a mieux encore dans cette réponse à Constantius. Les gesta, dit-il, tels qu'ils sont, auraient pu justifier une sentence, s'ils avaient été suivis de l'aveu de l'accusé, et supposé que cet aveu eut été spontané, et non de ces aveux « qu'extorque la véhémence de l'affliction, et où souvent l'on voit même des innocents amenés de force à se déclarer coupables ».L'évêque accusé se plaint d'avoir été « crucifié par la prison et consumé par la faim » : son aveu, s'il avait avoué, serait-il valable? Grégoire refuse donc de condamner un accusé d'ailleurs absent, et de prononcer une sentence devant .laquelle l'évéque de Milan est resté hésitant. « Décider témérairement dans le cas d'un évêque, nous ne le pouvons pas, nous ne le devons pas, de peur que (à Dieu ne plaise !) nous ne soyons trouvé répréhensible dans nos sentences, nous à qui il appartient de droit de reviser les sentences des autres. »

Nous avons eu l'occasion de dire comment Grégoire avait été mêlé, sous le pontificat de Pelage II, à une tentative de réconciliation avec le Siège apostolique des évêques d'Istrie et de l'évéque d'Aquilée leur

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