I. J. 1779, mai
métropolitain. Le schisme d'Aquilée était ce qui restait encore de l'opposition de l'épiscopat d'Occident au concile œcuménique de 553 et à la condamnation des Trois Chapitres. Ravenne et ses suffragants s'étaient soumis les premiers. Milan plus tard, avec son évêque Laurentius, au temps où Grégoire était praefectus JJrbis, on se le rappelle. Une de ses premières pensées quand il devint pape, fut de ramener à l'unité les Istriens : il convoqua l'évêque d'Aquilée et les évêques de son groupe à Rome, où en concile on traiterait de leurs difficultés : il les convoquait d'accord avec « le très chrétien et sérénissime maître des choses », l'empereur Maurice^. L'évêque déclina l'invitation, et dans la suite le même empereur pria le pape de laisser les Istriens en paix. Grégoire put déîacher un à un quelques dissidents, mais le schisme lui survécut, qui ne s'éteindra que sous le pape Honorius^.
Milan, avec un évêque comme Constantius, était étroitement lié au Siège apostolique.. Le roi des Lombards Autharis avait épousé une princesse de Bavière, Théo delinde, qui était catholique, et qui, à la mort d' Autharis, resta reine et fit roi l'époux qu'elle choisit, Agilulfe. Elle ne le convertit pas de Parianisme, et nous ne voyons pas que Grégoire ait jamais insisté indiscrètement sur cet article ; grâce à elle cependant le catholicisme était assuré de rallier les Lombards le jour que Dieu en déciderait. Parmi les sufiPragants de Constantius, des évêques qui ne pardonnaient pas au Siège apostolique la condamnation des Trois Chapitres, auraient voulu que la reine refusât la communion de Constantius sous le prétexte