‹ Saint Gregoire le Grand [microform]Chapitre 38 sur 85 · I. J. 1084, janvier Sgi · texte numérisé non relu

I. J. 1084, janvier Sgi

a. DucHESNE, Eglise FI^ siècle^ p. »45-a48.

absurde qu'il n'était pas plus que le pape en règle avec le concile de Chalcédoine. La vieille querelle continuait : condamner les Trois Chapitres, assurait-on, c'était renier la foi de saint Léon et de Chalcédoine. Si ces mauvais conseillers avaient prévalu, Milan aurait pu devenir, comme Aquilée, un patriarcat schismatique : Grégoire vit le danger, et, pour le conjurer, s'adressa en droiture à la reine*.

« Quelques ëvêques,- nous a-t-on rapporté, ont induit votre gloire jusqu'à ce scandale contre la sainte Eglise, que de vous faire abstenir de la communion de l'unanimilé ; catholique. Autant nous vous aimons, autant nous nous affligeons à votre sujet, parce que vous accordez confiance à des hommes maladroits et sols, qui non seulement ne savent pas ce qu'ils disent, mais peuvent à peine comprendre ce qu'on leur dit. »

Le pape proteste que la foi de Chalcédoine n'est aucunement en péril, et que, si quelqu'un osait y toucher, il n'aurait pour lui qu'anathème et horreur.

La correspondance du pape avec la reine Théodelinde suppose la trêve conclue en 6g3, observée loyalement. Une liaison est établie entre Pavie et Rome. La politique de Grégoire serait d'amener l'exarque de Ravenne à conclure avec le roi des Lombards une paix qui s'étende à toute l'Italie. L'exarque Romanus est toujours intraitable. Grégoire écrit à un haut fonctionnaire du palais de Ravenne,. qu'il sait dévoué à Romanus, il essaie de suggérer le conseil utile. « Sachez, dit-il, qu'Agilulfe, roi des Lombards ne refuse pas de faire une paix générale », et Grégoire indique les conditions que pose le Lombard 2. Evidemment,

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