‹ Saint Gregoire le Grand [microform]Chapitre 39 sur 85 · I. 1375, septembre · texte numérisé non relu

I. 1375, septembre

2, J. i349, mai SgS.

le pape est en pourparlers avec le roi, il a obtenu des propositions équitables, mais cela même met hors de lui l'exarque, qui en réfère à l'empereur Maurice. Nous verrons plus tard avec quelle dureté offensante l'empereur rejette les avances de Grégoire. Pour un peu, on le traiterait de défaitiste.

Mais il tient tête à tout. Il faut assurer la défense des villes menacées, il s'y emploie, et on ne peut lire sans émotion la lettre qu'il écrit à l'évêque de Terracine, , sur ce qu'à Terracine beaucoup de gens se dispensent de la garde des murs : « Que nul, invoquant le nom de notre Eglise (de Rome) , ou de sou Eglise propre, ou n'importe quel autre prétexte, ne s'exempte de la garde [vigiliaé), et que tous y soient astreints^. » On ne se serait pas attendu à voir le pape régler ces vigiliae !ll conjure l'évêque de Cagliari en Corse dé faire l'union sacrée de son peuple : « Quand l'ennemi est menaçant, vous ne devez pas souffrir de discorde dans votre peuple. » Que l'évêque pourvoie aux travaux de défense et à l'approvisionnement de sa ville, afin que, si les Lombards paraissent, ils n'aient aucune chance-.

La chasse à l'homme est une des horreurs de la guerre comme la font les Lombards. Un clerc de Siponto a été pris ainsi et a dû verser cent \ingl soUdi pour sa rançon. Grégoire exige de l'évêque de Siponto qu'il paie ces cent vingt solidi de l'argent de son Eglise 3, Pour racheter des captifs, l'évêque de Fano a emprunté et ne sait comment rendre : qu'il vende des vases sacrés de son Eglise jusqu'à concurrence de la

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